Au cas où tu te posais la question: il y a eu plus de retards que d'habitude à la SNCB ces dernières semaines

Si tu as pris régulièrement le train le mois dernier et as dû faire face à des retards voire annulations de train, c'est plutôt logique vu les derniers résultats de la SNCB en termes de ponctualité. Cette dernière est passée de 91,3 % en août à 83,9 % en septembre. Soit une chute de 7,4 %. 

Comme chaque mois, Infrabel, le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, et la SNCB remettent ensemble le rapport de ponctualité du rail. S'y trouvent plusieurs chiffres et graphiques sur la ponctualité globale du trafic intérieur, sur le nombre de connexions assurées, de trains supprimés, ou encore sur les différentes causes des retards et suppressions de trains.

Mais en le parcourant, on peut constater que les résultats pour le mois dernier ne sont pas fameux. En effet, la ponctualité globale a été, en septembre 2018, de 83,9 %, contre 91,3 % en août 2018 et 87,2 % en septembre 2017, pour une comparaison avec l'année dernière à la même période. Cela signifie, à l'envers, que 16,1 % des trains enregistraient 6 minutes de retard ou plus en gare terminus. Car en-dessous de 6 minutes, la SNCB ne considère pas cela comme du retard, même si 5 minutes peut clairement te faire rater ta correspondance.

Namur-Bruxelles, la pire ligne

Parmi les 10 grandes lignes qui ont pour terminus la capitale, la pire liaison est Namur-Bruxelles, avec seulement 73,9 % de ponctualité. Et la meilleure est Gand-Bruxelles, avec 95,6 % de ponctualité. En-dehors de Bruxelles, ce sont les lignes avec pour gare finale Liège-Guillemins qui ont été les pires, avec seulement 79,3 % des liaisons assurées. Namur ne se défend pas mal, avec seulement 84,2 % de correspondances assurées. Les deux meilleures gares, où il y a eu le plus de correspondances correctement assurées, sont Zottegem, en Flandre-Orientale, (93,4 %) et Bruges (92 %).

Au niveau des suppressions pures et dures (qui ne sont pas reprises dans les chiffres de la ponctualité), ce sont quelque 2.701 trains qui ne sont pas partis ou qui ont assuré une partie seulement de la liaison en septembre dernier. Cela représente 2,5 % du nombre total de trains, contre 1,4 % en septembre 2017 (avec 1.515 trains supprimés).

À cause de "Tiers"

Mais à quoi ces retards et suppressions de train sont-ils dus ? La SNCB n'est responsable que de 34,9 % des retards (et 38,5 des suppressions) et Infrabel de 20,1 % des retards (et 15 % des suppressions). En revanche, les "Tiers" sont cités comme principaux responsables, dans 42,9 % des retards et 46 % des suppressions. Dans cette catégorie sont regroupés divers types de causes, avec en top les personnes qui circulent le long des voies. Le rapport cite un exemple parlant : "Le 14 septembre à hauteur de Schaerbeek ainsi que le 19 septembre à hauteur de Mont-Saint-Guibert, les personnes circulant dans les voies ont provoqué à elles seules 7.335 minutes de retard."

Parmi le top 10 des causes les plus importantes figurent également et surtout les vols de câbles. Infrabel et la SNCB constatent d'ailleurs que ce phénomène est en hausse ces dernières semaines. "L’arrestation récente d’une bande organisée, fruit du travail de la Police fédérale judiciaire de Liège et des équipes de Securail en étroite collaboration avec notre ministre de tutelle, permet d’espérer que le phénomène soit éradiqué", se veulent-ils toutefois rassurants pour les semaines à venir.

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