Autre terrible conséquence du réchauffement: le prix de la bière pourrait doubler

Le réchauffement climatique pourrait entraîner une baisse importante de la production d'orge, cette céréale indispensable au brassage de la bière. Ce qui pourrait faire doubler le prix de la bière d'ici quelques années.

On savait que le dérèglement climatique allait déplacer des populations, changer les températures saisonnières et mettre en danger de nombreuses espèces animales. On apprend cette semaine qu'il va aussi être nocif pour le portefeuille des grands amateurs de bière.

"Les événements climatiques extrêmes pourraient menacer la disponibilité et l'accessibilité économique de la bière", mettent en garde Wei Xie, de l'école des sciences agricoles avancées de l'université de Pékin et ses collègues dans une étude publiée dans la revue "Nature Plants". La production mondiale d'orge pourrait baisser, ce qui ferait monter les prix de cette matière première et conséquemment les prix du produit fini. Dans certains pays, ce prix pourrait doubler.

L'orge en danger

La production d'orge, cette céréale indispensable à la préparation de la bière, est menacée par le réchauffement climatique. "Les pertes moyennes de rendement varieront de 3% à 17% en fonction de la gravité des conditions", poursuivent les auteurs.

"Les diminutions de l'offre mondiale d'orge entraîneront une diminution proportionnellement plus importante de l'orge utilisée pour la fabrication de la bière", ajoutent-ils. Car l'orge employée dans la production de bière est une orge de meilleure qualité mais également plus sensible et donc plus à risque.

Pour les auteurs de l'étude, il pourrait y avoir "une baisse régionale spectaculaire de la consommation de bière (par exemple, −32% en Argentine) et une augmentation des prix de la bière (par exemple, + 193% en Irlande)."

Les pays consommateurs les plus à risque sont les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande et l'Australie. Mais les pays exportateurs comme la France et la Russie sont également directement visés. Et surtout, les grands importateurs risquent de payer encore plus cher pour leur orge. Parmi ces pays, il y a la Chine, l'Arabie saoudite, les Pays-Bas... et la Belgique.

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