Les femmes, mieux représentées à Bruxelles qu'en Wallonie: "Il reste encore du chemin!"

Si à Bruxelles près de la moitié des élus sont des femmes, ce n'est pas le cas en Wallonie. La ministre De Bue (MR) souligne toutefois une progression. Mais la route est encore longue, surtout en termes de nombre de bourgmestres.

En Wallonie comme à Bruxelles, les listes doivent être composées d'autant d'hommes que de femmes. Mieux, le mécanisme de la tirette a été mis en place pour ces élections communales. Il vise à placer une femme tous les deux candidats au sein des listes.

À Bruxelles, 48,8% des élus sont des femmes. Elles sont 338 à décrocher un siège selon les statistiques officielles. Il s'agit tout simplement d'un record. Elles sont même majoritaires au sein de huit conseils communaux: à Uccle, Watermael-Boitsfort, Woluwe-Saint-Lambert, Woluwe-Saint-Pierre, Auderghem, Ganshoren, Ixelles et Saint-Gilles.

Un constat qui ne vaut pas pour la Wallonie. Seuls 38,6% des élus sont des femmes. C'est mieux qu'en 2012 (34,9%), mais "il reste encore du chemin à parcourir!", souligne la ministre des Pouvoirs locaux Valérie De Bue (MR).

Ça reste compliqué pour les femmes bourgmestres

Au niveau des bourgmestres, la situation est encore un peu plus compliquée. Il y a bien sûr quelques exceptions: Jacqueline Galant à Jurbise (49,6%), Florence Reuter à Waterloo (65%), Carmen Ramlot à Rouvroy (57,9%) ou encore Catherine Mathelin à Herbeumont (52,97%).

Mais on ne comptait que 235 femmes en tête de liste contre 808 hommes. On sait que cette première place est souvent déterminante pour accéder à l'écharpe mayeurale. Le mécanisme de la tirette ne suffit donc pas.

D'ailleurs, à Bruxelles, les 19 communes bruxelloises ne devraient compter qu'une seule femme bourgmestre. Ce sera sans doute le cas de Catherine Moureaux (PS) à Molenbeek, mais Dominique Defourny (cdH) est en danger à Ixelles.

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