Étudiant, tu pourras enfin réclamer une copie de ton examen corrigé

La FEF se battait pour l'obtenir et un accord a finalement été trouvé. Les étudiants pourront dorénavant non seulement consulter les copies corrigées de leurs épreuves et travaux écrits mais également en obtenir une copie.

C'est un long bras de fer entre la FEF et les universités qui a pris fin mardi suite à une décision du Tribunal de première instance de Bruxelles. Une étudiante réclamait de pouvoir consulter la copie corrigée de son examen d'entrée en école de médecine et le Tribunal lui a donné raison. Le cas fait jurisprudence et les universités doivent suivre. Un accord a donc été trouvé entre représentants des institutions d’enseignement supérieur, professeurs et étudiants, révèle Le Soir ce mercredi.

Ce droit de pouvoir consulter ses copies était réclamé par la Fédération des étudiants francophones (FEF) depuis des années. "Ce dispositif est important car c’est un moyen de favoriser la réussite. Cela permet d’avoir un vrai retour sur les évaluations passées, qui pourront du coup non seulement sanctionner l’échec ou la réussite, mais aussi être de réels outils pour apprendre et progresser", écrivait la FEF en janvier.

La Constitution donne le droit

La Fédération étudiante avait avancé plusieurs textes de loi pour défendre le droit des étudiants à obtenir une copie de leur épreuve, comme le décret Paysage ou même le RGPD, ce règlement européen de protection des données privées. Le site de la Fédération Wallonie-Bruxelles indique d'ailleurs clairement: "Les parents d’un élève mineur ou l’élève majeur sont en droit d’obtenir une copie des tests passés par cet élève". Mais c'est en se basant sur la Constitution même que le juge a tranché.

L'étudiant doit pouvoir participer à une consultation de ses copies à condition d'en avoir fait explicitement la demande et qu'il promet de réserver cette copie à un usage personnel. Ce qui signifie: pas de photos de l'épreuve qui finissent sur Facebook ou sur des forums. L'accord doit encore être approuvé par l'Ares, l'Académie de recherche et d’enseignement supérieur, et le ministre Marcourt pour être effectif en janvier 2019.

© FEF

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