La première ministre néo-zélandaise s'est pointée avec son bébé à l'ONU et est entrée dans l'histoire

Jacinda Ardern est la Première ministre de la Nouvelle-Zélande mais aussi une jeune maman. Elle a combiné ces deux activités en amenant son bébé à l'ONU, où elle devait faire un speech. Si son enfant n'est pas monté avec elle à la tribune, c'était une première pour l'institution internationale.

Écouter les gens enchaîner les discours à l'ONU, c'est souvent barbant. Mais lundi, il y avait de l'agitation du côté de New York, où l'instance internationale a son siège. Les photographes présents se sont régalés en mitraillant la petite Neve Te Aroha.

Âgée de seulement trois mois, l'enfant de Jacinda Arden, la Première ministre de la Nouvelle-Zélande était la star de la session de l'ONU, où sa maman avait décidé de l'amener. Et c'était un petit évènement: jamais un chef d’État n'avait amené son enfant de la sorte à l'ONU. Il a fallu attendre 2018 pour que cette barrière soit franchie.

Un petit évènement

Une décision plus pratique qu'autre chose: Jacinda Arden continue d'allaiter son enfant et n'avait pas l'intention de la laisser chez elle malgré sa fonction et son discours prévu à l'ONU. La Première ministre avait annoncé depuis plusieurs semaines qu'elle amènerait sa fille avec elle et elle a tenu promesse.

Durant son discours, c'est son mari, un présentateur TV, qui s'est occupé du bébé, avant que celle-ci ne retrouve rapidement les bras de sa mère dans la foulée. "La Première ministre Ardern montre que personne n'est mieux qualifié pour représenter son pays qu'une mère", a expliqué à Reuters le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric. "5% des leaders mondiaux seulement sont des femmes et nous devons les accueillir le mieux possible."

Arden, 38 ans, a de son côté expliqué que cela avait été une décision facile à prendre. Déjà devenue un symbole en étant la deuxième femme de l'histoire à avoir un enfant durant son mandat de chef d’État (après Benazir Bhutto au Pakistan en 1990), elle a déclaré: "J'ai eu la possibilité d'emmener mon enfant au travail. Il n'y a pas beaucoup d'emplois où cela est possible". Elle a aussi ajouté qu'elle avait payé elle-même le billet d'avion et le voyage de son mari, histoire d'éviter toute polémique futile et inutile. La classe jusqu'au bout.

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