Le MR réagit face à la détérioration de ses bâtiments: "Oui au débat d'idées, non à la violence"

Les bureaux namurois du MR ont été la cible de tags d'insultes et de détériorations durant la nuit de mardi à mercredi. Parlophones détruits, serrures endommagées, on peut aussi voir des tags sur la façade. Ce que le MR regrette.

"Mawda", "NVA facho", "MR Collabo", voilà ce qu'on peut lire sur les murs des bureaux du MR à Namur ce mercredi matin.

Le MR regrette une telle détérioration et les mots employés, comme l'a fait savoir David Clarinval, chef de groupe MR à la Chambre, qui s'est rendu sur place.

"Les insultes et amalgames contre le MR se poursuivent. Les lâches et les faibles se sentent désinhibés quand certains extrémistes insultent les démocrates. Cette attaque contre notre bâtiment est regrettable", a tweeté celui qui est aussi bourgmestre de Bièvre.

La N-VA est visée

Entre les lignes, on comprend que c'est la décision du MR de gouverner avec la N-VA qui est pointée du doigt. Le parti de Bart De Wever est d'ailleurs au centre de nombreuses polémiques à caractère raciste qui ont mené à l'exclusion de plusieurs de ses membres.

Les derniers en date étant Yannick Dhondt, 23 ans et secrétaire des Jong N-VA (Jeunes N-VA) dans la province d'Anvers, qui postait des trucs comme "Hitler avait raison" ou "Nate Higgers", ou encore Alain Van Nieuwenborgh, candidat sur les listes bruxelloises de la N-VA. Avant d'être à la 15ème place, ce retraité de Laeken avait posté un statut Facebook dans lequel il se félicitait du départ du festival Couleur Café de la commune de Laeken. Le vieil homme dénonçait la présence de "sonorités typiquement nègres (tambours et autres beuglements)" et invitait "les organisateurs à aller polluer d'autres coins de Belgique" comme "la berme centrale de l'autoroute E19 Bruxelles-Anvers".

Comme il l'a indiqué, Bart De Wever veut faire le ménage dans son parti, notamment après la polémique "Schild & Vrienden", un groupuscule xénophobe et homophobe dont une vingtaine de membres sont rattachés à la N-VA.

"Débat d'idées"

David Clarinval demande un peu de respect pour le MR: "On peut bien sûr ne pas être d’accord avec nous, dit-il, mais de telles pratiques sont inacceptables". Olivier Chastel, président du MR, abonde dans le même sens: "Le MR s'est toujours montré ouvert au débat d'idées, sur tous les sujets. La violence par contre, ne peut jamais être une réponse."

Les libéraux francophones ne sont en effet pas coutumier de tels dérapages, même s'ils s'accordent avec la N-VA sur de nombreuses politiques. La politique migratoire en est le meilleur exemple même si elle exacerbe les tensions.

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