La nouvelle tendance? Acheter des fringues pour faire des photos Instagram et les remballer ensuite

Mais où va-t-on dans ce monde de réseaux sociaux où - c'est le cas de le dire - la pression sociale est telle qu'elle fait faire ce genre de choses aux gens? Parce que faire venir des trucs pour poser avec sur Insta et puis les remballer... C'est quand même pas si normal. 

Asos, Zalando, Sarenza, La Redoute... On connaît tous ces sites de vente en ligne où on commande tout et n'importe quoi. Mais surtout on remballe la moitié, généralement. Autrefois on le faisait pour les bonnes raisons, c'est-à-dire parce que le modèle ne va pas, que la couleur n'a rien à voir avec la photo, la matière est nulle, la taille trop grande, trop petite, etc.

Aujourd'hui, on n'est passé à un autre niveau. Et donc une nouvelle raison de remballer un produit est arrivée sur le marché. La raison: "J'ai commandé cette robe pour faire une photo avec sur Instagram et maintenant je la renvoie. Mais au moins j'aurai fait croire à mes followers que j'ai acheté cette robe". Oui, les gars, la pression sociale a carrément atteint des summums.

Influence d'Instagram dans la vie réelle

Déjà que nous sommes influencés par les gens que nous suivons sur les réseaux et notamment les personnalités publiques, il ne manquait plus que l'application elle-même ait un impact sur notre vie. Certaines qu'on appelle d'ailleurs influenceuses (c'est pour dire!!).

En effet, une enquête commandée par la banque Barclays et sortie dans Quartzy a révélé que 9% des personnes sondées qui achètent des trucs en ligne ont admis commander des items, se prendre en photo pour Instagram avec, et les renvoyer ensuite. Parmi les personnes interrogées, c'est la tranche 35-44 ans qui s'adonnerait le plus à cette pratique. L'étude ne prend en effet pas en compte les adolescents.

Mais au vue de leurs pratiques, notamment sur Snapchat, on peut imaginer que ce phénomène existe bel et bien dans d'autres tranches d'âges. Il y a peu d'ailleurs, au début du mois d'août, des chirurgiens américains étaient sortis dans la presse en dénonçant un phénomène grandissant: la volonté de ressembler aux filtres Snapchat. Un autre exemple du diktat qu'imposent les réseaux sociaux sur nos vies.

Les sites de vente surfent sur le phénomène

La mise en scène de soi sur les réseaux sociaux est donc un phénomène en soi de nos jours. Et cette analyse de l'étude de Barclays ne fait que venir le confirmer. À un tel point que certains sites de ventes en ligne prennent en compte cet aspect Instagram et prévoient un service destiné à cela. Des plateformes comme "Rent the Runway" ou "Fashion Nova" permettent aux utilisateurs d'acheter une pièce le temps d'une soirée, ou d'un post Instagram et de le rendre juste après. Vous imaginez? Jusqu'où poussera-t-on le vice?

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