La réponse du berger à la bergère: pour Philippe Close (PS), Francken (N-VA) est "un grand enfant"

Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS) a répondu aux accusations de Theo Francken (N-VA) sur le plateau de Terzake ce vendredi soir. Pour lui, le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration est "un grand enfant".

"Je pense que M. Francken comprend que sa politique ne fonctionne pas. Il doit dès lors chercher un autre coupable, et c'est généralement quelqu'un du PS" voilà ce qu'a déclaré le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS) vendredi soir sur le plateau de Terzake, une émission de la VRT.

Jeudi soir, Theo Francken, le secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration avait défié le bourgmestre de Bruxelles en écrivant sur Twitter: "Si je devais être bourgmestre de Bruxelles, deux semaines et le problème serait résolu". Ce dont Francken parle, c'est le fameux parc Maximilien qui se situe près de la Gare du Nord. C'est un point de ralliement pour les migrants qui se trouvent à Bruxelles. Plusieurs plateformes citoyennes opérent dans le parc et essayent de trouver des logements aux migrants. Il y reçoivent également de la nourriture et des soins.

"Ils continuent de chouchouter les associations et les illégaux"

Theo Francken avait également pointé la politique migratoire de Philippe Close dans une interview pour la même émission, Terzake. Pour lui, le bourgmestre de Bruxelles maintient délibérément la situation avec les migrants, il répondrait même à un agenda politique: "Ils continuent de chouchouter les associations et les illégaux de la ville de Bruxelles, avec comme seul but d'attaquer la N-VA en disant que Francken ne fait pas son boulot, que Jambon ne fait pas son boulot, que nous sommes sans coeur et inhumains". Pour Theo Francken, la solution est claire, il faut: "Les attraper et les arrêter, puis les renvoyer".

Le bourgmestre de Bruxelles n'a pas hésité à qualifier Francken de "grand enfant" qui chercherait au sein du PS un responsable un responsable pour sa propre politique qui ne marche pas. Selon Philippe Close, les services bruxellois interceptent régulièrement des migrants qui ont déjà reçu "de sept à dix ordres de quitter le territoire".

Plus tôt dans la journée, Philippe Close avait déjà recadré le secrétaire d'État en lui conseillant de faire son travail plutôt que de traîner sur les réseaux sociaux. Pour lui le gouvernement ne propose actuellement aucune solution structurelle au problème. Selon lui, Theo Francken profère également ses attaques en raison de leur divergence sur le transfert du centre d'accueil du Petit-Château, qui se trouve dans le centre de la ville, vers Neder-over-Heembeek, plus au nord. Projet auquel s'oppose fermement la ville de Bruxelles.

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