Une des plus grandes colonies de manchots royaux a décliné de 88% en 35 ans

La colonie manchots royaux a diminué de 500.000 couples reproducteurs à 50.000 couples en 35 ans. Ce sont des photographies aériennes de cette colonie présente sur l'île aux Cochons dans l'archipel subantarctique de Crozet ont permis à des chercheurs de l'Université de Cambridge d'établir cette estimation. 

L'étude publiée par Antartic Science de la Cambridge University est formelle, une des plus grandes colonies du monde de manchots royaux est en danger. Si cette étude fait le constat du déclin de cette population d'oiseaux, elle ne peut cependant pas en expliquer la cause.

L'estimation établie par les chercheurs a été rendue possible par des images aériennes de la colonie. L'utilisation de ces images a été utilisée pour éviter d'envahir la colonie et préserver un maximum la population. La raison pour laquelle le monde scientifique n'a pas de données précises sur cette colonies mis à part les images aériennes, est notamment son isolement. La dernière visite d'une équipe de chercheurs remonte à 1982. Et à l'époque cette colonie de manchots royaux était la deuxième plus grande du monde.

De 600.000 couples reproducteurs à 50.000 en 35 ans

Les chiffres sont alarmants. Depuis les années 1980, la colonie présente sur l'île aux Cochons a presque perdu 90% de ses individus. Face à de tels résultats les chercheurs auteurs de l'étude insistent sur le fait qu'il faut continuer à étudier le phénomène pour comprendre les causes de cette population décimée. Car pour l'instant, aucune raison plausible n'a pu être donnée à ce désastre animal. Si l'on considère qu'un couple de manchots reproducteurs correspond en fait à 4 individus (les parents et la progéniture), cela voudrait dire qu'il reste actuellement 240.000 manchots sur cette île.

"C'est une réduction énorme" a déclaré Henri Weimerskirch à l'AFP. Le chercheur, premier auteur de cette étude alarmante a également déclaré: "Si les causes de la disparition de ces manchots pourraient être environnementales, le mystère reste entier".


Une espèce en déclin

Le monde scientifique a toujours laissé transparaître que le manchot royal avait un futur plus prospère que son cousin le manchot empereur (de la même famille mais légèrement plus grand que le manchot royal). Mais depuis le mois de février dernier, une étude publiée par le Nature Climate Change a montré que 70% de ces oiseaux vivant autour de l'Antarctique seront forcés de s'exiler vers le sud ou disparaitront avant la fin de ce siècle. Cela correspond à une population de 1,1 million de Manchots royaux. En cause? Le réchauffement des océans repousse les poissons vers le sud. Les Manchot ne se nourrissent que de poissons de la mer. Mais la distance à parcourir pour se nourrir ne cesse de grandir. Or, les parents Manchots doivent pouvoir avoir du poisson en abondance pour nourrir leurs jeunes.


Autre chose que le climat

Si un épisode climatique est sans doute pointé pour désigner le déclin de la colonie de l'île aux Cochons dans l'océan austral qui aurait, selon les résultat, commencé à la fin des années 1990, pour le chercheur Henri Weimerskirch, il a dû se passer autre chose sur cette île. "Il faudrait aller sur place pour comprendre" a-t-il ajouté à l'AFP. Car "jusqu'à cette étude, dans tout l'océan austral, la population de manchots royaux était estimée à 1,5 million de couples reproducteurs". Mais cette étude pour signifier "qu'on a perdu un tiers de la population globale de manchots royaux.

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