Le niveau d'ozone dans l'air risque encore de dépasser le seuil d'alerte: quels sont les effets sur ta santé?

Comme mercredi, il est prévu que les concentrations d'ozone dans l'atmosphère dépassent encore le seuil européen d'information ce jeudi. Mais ce niveau d'alerte atteint présente des risques plus ou moins importants sur ta santé. On t'explique les symptômes possibles et comment t'en protéger.

Depuis le début de l'été, et même avant, il fait chaud. Trop chaud. Mais ce climat, tout juste supportable, n'est pas sans conséquence sur l'air que nous respirons. Car sans vent et sans pluie, les particules polluantes émises par les véhicules, entre autres, s'éparpillent moins facilement dans l'atmosphère.

Le résultat se fait déjà ressentir, hier le seuil européen d'information relatif au niveau d'ozone dans l'atmosphère (fixé à 180 microgrammes par mètre cube) a été dépassé dans 19 stations de mesure du pays, dont 12 en Wallonie (surtout à Mons). Si les niveaux d'ozone sont ensuite quelque peu retombés dans la soirée, le site web de la Cellule Interrégionale de l'Environnement (CELINE) prévoit des niveaux "très médiocres" dans toutes les régions du pays. Ceux qui dégusteront le plus sont ceux qui vivent dans les provinces de Flandre-Occidentale, Flandre-Orientale et de Hainaut. Les plus épargnés seront les habitants du sud de la province de Liège et ceux du nord de la province de Luxembourg.

Difficultés respiratoires, toux, irritations aux yeux...

Le risque de dépassement du seuil d'alerte est donc de nouveau bien réel, avec un risque local qui pourrait même atteindre les 240 µg/m3. Et comme l'ozone a un fort pouvoir oxydant, une trop grande concentration dans l'air peut provoquer un certain nombre de problèmes de santé. Mais chez qui et quels symptômes?

Tout dépend du niveau de concentration, d'une part, et de la sensibilité de chaque personne, d'autre part. Les enfants, les personnes âgées et les gens qui souffrent de problèmes respiratoires, d'allergies ou d'asthme étant évidemment plus à risque. Prenons 3 cas de figure. En cas d'exposition pendant une heure à des concentrations d'ozone dans l'air entre 180-240 µg/m3, tes fonctions respiratoires diminuent de 5 % en moyenne (10 % si tu présentes déjà des sensibilités à ce niveau). Tu peux également souffrir d'irritations aux yeux voire de toux, nous apprend CELINE.

Dans le deuxième cas de figure, au-delà de 240 µg/m3 pendant une heure (ce que nous devrions connaître ce jeudi), tes fonctions respiratoires peuvent se réduire de 5 à 15 % en moyenne, et 10 à 30 % si tu es déjà sensible à ce niveau. Tu peux, en outre, présenter des irritations aux yeux, au nez et à la gorge, tousser, ressentir des douleurs au niveau de la poitrine, voire développer de l'asthme si tu es déjà à risque à ce niveau.

Enfin, dans le troisième cas de figure, au-delà de 360 µg/m3 pendant une heure (ce que nous ne devrions normalement pas connaître aujourd'hui), les fonctions respiratoires sont altérées d’au moins 15 % en moyenne, 30 % chez les personnes sensibles. Tu peux ressentir des effets sévères au niveau des voies respiratoires, tels qu'une toux persistante, des douleurs au niveau de la poitrine, voire de l'asthme. Tu peux également avoir la sensation que tu vas étouffer ou faire un malaise. Enfin, il est possible aussi d'avoir des maux de tête, des nausées et des vertiges.

Évite le sport et reste à l'intérieur

Comment éviter de prendre le moindre risque? Pour commencer, range tes baskets et dis non au sport en extérieur cette semaine, particulièrement entre 12h et 20h (période où les concentrations d'ozone sont à leur apogée). Le fait de produire des efforts physiques intensifs va, en effet, accélérer ta respiration et, par conséquent, augmenter la quantité d’air inspirée... avec toutes les concentrations d'ozone qu'il comporte. Hop, tout droit dans tes poumons.

Ce conseil ne vaut pas seulement pour la pollution, puisqu'avec ces températures torrides, tu as également plus de risques de faire une insolation ou tout autre malaise. Pense à bien t'hydrater (1,5 à 2 litres d'eau par jour) et à sortir équipé (chapeau, casquette, lunettes de soleil, crème solaire, etc.). Et si tu en ressens la nécessité, n'hésite pas consulter un médecin pour éventuellement entamer un traitement approprié en fonction de ton état de santé.

Si tu vis à Bruxelles, sache aussi qu'il existe une application mobile, développée depuis peu par Bruxelles Environnement, qui te permet de suivre en temps réel les évolutions des concentrations de polluants dans l'air de la capitale. L'app s'appelle Brussels Air et est téléchargeable sur l'App Store et sur Google Play. Comme ça, tu peux avoir un aperçu de comment tes poumons vont morfler lorsque tu sortiras faire tes courses... Courage!

Déjà lu?