1 Flamand sur 5 ne peut pas se payer de vacances. Mais en Wallonie, ce chiffre est plus élevé, pourquoi?

Même si ce chiffre est légèrement en baisse, environ 25 % des Belges ne peuvent pas se payer des vacances loin de leur domicile. En Flandre et en Wallonie, les chiffres ne sont pas les mêmes. 

Selon les derniers chiffres d'une enquête Eurostat, qui mesure le niveau de vie des Européens, plus ou moins un Belge sur quatre ne peut pas se payer des vacances pendant une semaine loin de son domicile. C'est ce qui ressort des chiffres de 2016. Même si ce chiffre est un peu en baisse, il reste tout de même significatif dans notre pays.

1 sur 5 en Flandre

1,24 million de Flamands en 2016 n'ont pas pu se permettre de partir en vacances, généralement pour des raisons financières. Un peu plus qu'en 2015, où 1,19 million de personnes n'avaient pas pu partir. La députée Liesbeth Homans (N-VA) a mis en avant ces chiffres devant le Parlement flamand et incite Ben Weyts, le ministre flamand du Tourisme à prendre des mesures pour permettre aux Flamands de pouvoir partir en vacances. Elle a également précisé que la proportion calculée et était légèrement supérieure à la moyenne, sans surprise, pour les personnes seules, les familles monoparentales les locataires, les chômeurs, les familles à très faible revenu, etc.

35 à 40 % en Wallonie

Si au nord du pays, on parle d'un Flamand sur cinq, malheureusement en Wallonie, les chiffres sont moins bons. Selon une enquête réalisée par l'institut de statistiques IWEPS, en 2016, 35 à 40 % des Wallons n'ont pas pu se payer de vacances. En comparaison avec la moyenne européenne, ce chiffre est supérieur puisqu'à l'échelle de l'Union, 30,5% de la population est privée de vacances annuelles. Si la moyenne en Belgique (et non en Wallonie uniquement) était de 27,8% en 2011, elle n'a pas tellement baissé en 2016, puisqu'elle est de 26,3 %. Or, dans nos pays voisins comme la France ou l'Allemagne, ce chiffre est passé respectivement de 32% à 23,1 % et de 25,2% à 16% sur la période, 2018 - 2016.

Le taux de "déprivation matérielle" diffère entre la Flandre et la Wallonie

Si à Bruxelles le taux de privation matérielle est entre 15 et 20%, il est entre 5 et 10 % en Wallonie et entre 1 et 4 % en Flandre. Cela justifie notamment la différence de chiffre de vacanciers entre le nord et le sud du pays. Mais qu'est-ce que ce taux de déprivation matérielle exactement?

C'est un taux évalué par les Régions et qui est basé que l'enquête européenne qui mesure le niveau de vie des Européens. Le taux prend en compte l'ensemble des personnes qui doivent pour des raisons financières se restreindre de certaines choses élémentaires. Au total 9 biens et services sont considérés comme élémentaires. Le taux reprend les personnes qui ne peuvent pas se permettre au moins quatre de ces neuf biens. On parle de choses comme payer son loyer à temps, payer son emprunt hypothécaire, paye les charges du logement et les crédits à la consommation, se chauffer, faire face à des dépenses inattendues, partir une semaine en vacances une fois par an, mais pas forcément à l'étranger, manger des protéines tous les deux jours, avoir une télévision, une machine -à-laver, une voiture et un téléphone.

Partir une semaine en vacances par an n'est donc pas possible pour un quart des Belges, plus en Wallonie et cela fait pourtant partie de ces biens et services élémentaires.

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