L'Irlande devient le tout premier pays au monde à ne plus investir dans les énergies fossiles

L'Irlande est devenu le tout premier pays au monde à ne plus investir dans les énergies fossiles. Après des années de débat, le parlement irlandais a adopté une loi visant à interdire l'investissement dans les énergies fossiles. La Belgique suivra-t-elle l'exemple? 

Après deux années de débats intenses, le parlement irlandais a adopté ce jeudi 12 juillet le Fossil Fuel Divestment Bill.

Le but de ce texte? Interdire au fonds souverain irlandais d'investir dans les énergies fossiles. Le projet a reçu le soutien de tous les partis à la Chambre des communes.

C'est une décision historique qui "envoie un message clair", affirme le député à l'origine du texte, Thomas Pringle. "L'Irlande veut penser au-delà des intérêts à court terme, a-t-il dit au journal The Guardian.

300 millions d'euros

Plus concrètement, l'Irlande devra renoncer à ses 300 millions d'euros de parts détenues dans environ 150 compagnies productrices d’énergies fossiles, que ce soit dans l'industrie du charbon, du pétrole, du tourbe ou du gaz, peut-on lire dans The Guardian. Ces différents actifs seront mis en vente dans les cinq prochaines années.

On peut applaudir bien fort l'Irlande qui fait même mieux que la Norvège qui se désengage progressivement des compagnies pétrolières sans aller jusqu'à l'inscrire dans la loi.

Agir au-delà des intérêts à court terme

"Le mouvement de désinvestissement met en avant l'urgence de cesser d'investir dans l'expansion de cette industrie mondiale qui pèse lourd sur le changement climatique", a fait savoir Thomas Pringle au Guardian. "En adoptant ce texte, l'Irlande envoie un message clair: le peuple irlandais et la communauté internationale sont prêts à penser et à agir au-delà des intérêts à court terme", a-t-il ajouté.

En Belgique

La Belgique suivra-t-elle l'exemple? Les différents parlements de Belgique se sont entendus mardi 10 juillet pour demander à l’Union européenne de réduire les émissions de gaz à effet de serre au-delà de l’objectif déjà convenu de -40% d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 1990. Pour 2050, les émissions devraient être réduites de 95%.

Les écologistes avaient souhaité un texte plus volontariste encore, mais ils ont salué l’engagement d’un financement international croissant d’année en année, la volonté de passer au plus vite dans une économie "bas carbone", ainsi que la mise en œuvre d’un "désinvestissement fossile", peut-on lire dans le Metro.

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