Theo Francken veut jeter les burkinis à la poubelle: "Ils n'ont rien à faire dans nos piscines"

Theo Francken n'aime pas le burkini et il le fait savoir sur Twitter. "Les burkinis n'ont rien à faire dans nos piscines", a-t-il tweeté après que le tribunal de Gand a fait annuler l'interdiction décidée par deux piscines au nord du pays.

Les femmes musulmanes qui voulaient obtenir la permission de nager couvertes avec un burkini ont eu gain de cause. L'interdiction de fréquenter des piscines pour des "raisons d'hygiène ou de sécurité" a été invalidée par un tribunal de Gand. Cette interdiction avait été décrétée par deux piscines flamandes en 2016. Pour étayer sa décision, la Cour a déclaré que le gouvernement lui-même avait fourni des preuves scientifiques qu'il n'y avait pas de problème dans ces domaines.

Mais pour Theo Francken (N-VA), il n'en est pas question. Le secrétaire d'État à l'Asile et aux Migrations a tweeté ce vendredi: "Les burkinis n'ont rien à faire dans nos piscines. Jetez les". Un message qui, en quelques heures, a déjà été liké et retweeté plusieurs centaines de fois.

La N-VA du même avis

Cette déclaration a trouvé écho chez ses collègues du parti. Nadia Sminate, présidente de la Commission de Radicalisation du Parlement flamand, a tweeté quelques heures après Francken: "Le burkini est pour les bonnes filles, le bikini pour les pauvres filles occidentales. Cela ne me surprend pas qu'ils veuillent imposer cela comme norme. Depuis l'enfance, l'Islam nous a appris que les bonnes femmes obéissantes portent un foulard, il suffit de se pencher sur les manuels."

Nadia Sminate avait déjà soutenu par le passé une interdiction générale du burkini. Elle est rejointe sur ce propos par la secrétaire d'État à l’Égalité des chances, Zuhal Demir. Cette dernière estime que le burkini est "une provocation délibérée contre l'idée d'égalité", rapporte le Nieuwsblad. Et elle veut réfléchir à la possibilité d'interdire légalement le burkini dans les piscines malgré la décision rendu par la cour de Gand. Le président du CPAS d'Anvers Fons Duchateau, également N-VA, déclare que son parti est prêt à aller en justice, "si nécessaire". Il ajoute qu'ils ne le font pas pour des questions d'hygiène ou de sécurité mais pour défendre "nos normes sociales et nos valeurs".

Le sujet s'est rapidement propagé sur les réseaux sociaux. Sous le hashtag #boerkini, des dizaines et des dizaines de tweets s'enchaînent depuis ce matin. Theo Francken a réussi son coup: remettre un sujet oublié - et pour beaucoup inintéressant - au centre du débat public.

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