Le prince Laurent n'est pas content: il veut attaquer en justice un député N-VA

Le prince Laurent compte attaquer en justice le député N-VA Peter Buysrogge. En cause? Le politique l'a accusé plus tôt d'avoir commis "fraude", "falsification" et "tromperie" dans son dernier rapport d'activités remis au Parlement. Et ces allégations, Laurent ne les digère pas.

Tiens, tiens, cela faisait longtemps que le prince Laurent n'avait plus attiré l'attention médiatique sur lui. La dernière fois, c'était à la fin du mois de mars, lorsque la Chambre avait validé la réduction de 15 % de sa dotation pendant un an (passant ainsi de 308.000 euros annuels à environ 261.800 euros, soit 46.200 euros de moins). En cause, sa présence à une réception de l’ambassade de Chine en juillet dernier, sans l’autorisation préalable du gouvernement.

Cette fois, il n'est pas question de dotation (enfin presque), mais plutôt de guéguerre politique. Le trublion de la famille royale n'aurait, en effet, pas digéré certains propos tenus par le député flamand Peter Buysrogge (N-VA) à son encontre. L'affaire va loin, puisque Laurent compte carrément attaquer en justice Buysrogge pour diffamation, annonce VTM Nieuws ce mercredi, après avoir pu consulter la lettre de l'avocat du prince envoyée au député.

"Fraude", "falsification", "tromperie"

Explications. Pour avoir droit à sa dotation, le prince Laurent doit remettre chaque année un rapport d’activités au Premier ministre ainsi qu'au Parlement. Or, d'après le député nationaliste flamand, Laurent a déposé l'année dernière une déclaration d'activités qui n'est pas juste. "Parmi les 54 activités qu'il mentionne, rien n'est dit sur sa visite à l'ambassade de Chine", justifie Buysrogge à VTM. "Cela pose question quant à tout ce qu'il pourrait encore manquer sur la liste", poursuit-il.

Des allégations qui passent très mal auprès du prince Laurent. "Toutes les activités du prince ne doivent pas être incluses dans le rapport de manière exhaustive", se défend Laurent, par la voix de son avocat, dans la lettre envoyée au député. En conséquence, "les accusations de fraude, de falsification et de tromperie ne peuvent être justifiées d'aucune manière, et cela témoigne d'une intention particulièrement malveillante", ajoute la lettre.

Dernière chance pour les excuses

Laurent réclame également une indemnisation parce qu'il estime que son image a été ternie par ces allégations. Mais il laisse à Buysrogge une dernière chance pour présenter ses excuses, avant ce jeudi. "J'en ai marre que l'on ne me respecte pas et que l'on raconte n'importe quoi sur moi qui n'est pas vrai. À 50 ans passés, cela commence à être assez", se plaint-il encore à VTM.

Le souci, c'est que Peter Buysrogge n'a pas du tout l'intention de s'excuser. "C’est mon travail d’exercer un contrôle parlementaire et je ne me laisserai certainement pas avoir sous la pression", réagit-il ainsi sur son compte Twitter. "Heureusement, le temps où la famille royale pouvait faire pression sur les députés est révolu depuis un certain temps. On est en 2018, pas en 1918", poursuit-il.

Bref, c'est pas gagné pour "traiter les choses de manière discrète", comme le voulait initialement le prince Laurent...

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