Les femmes russes sont priées de ne pas avoir de relation sexuelle avec des étrangers pendant la Coupe du monde

Tamara Pletnjova, la présidente de la commission parlementaire pour les Affaires familiales en Russie, a enjoint les femmes au début de la Coupe du monde de ne pas avoir de relations sexuelles avec des étrangers présent pour la Coupe du monde. Déjà plus tôt, un autre homme politique russe avait mis en garde les femmes contre les virus qui pourraient être propagés par les fans étrangers. 

En ce moment, des centaines de milliers de fans étrangers arrivent en Russie pour supporter leur équipe. Et voilà qui n'a pas de quoi ravir tout le monde politique en Russie, surtout Tamara Pletnjova. Cette députée de la Douma craint que cette Coupe du monde ne donnent lieu à une vague de mères célibataires. Pour elle, cela signifie qu'"il y aura des femmes qui sortiront avec eux et qui donneront naissance à des enfants".

Elle fait en effet référence aux "enfants des Jeux Olympiques". Par ces termes, elle désigne les enfants non-blancs qui ont été conçus par des visiteurs russes principalement africains, latino-américains ou asiatiques lors des Jeux olympiques d'été de 1980. Elle a déclaré que ces enfants étaient parfois d'une "race différente" et que les Russes devaient "donner naissance à (leurs) propres enfants".

"Je ne suis pas nationaliste" a déclaré Pletnjova, "mais ces enfants souffrent de discrimination, ils sont souvent abandonnés en Russie avec leur mère. Et même si il y a un mariage entre les parents, cela arrive quand même". "J'espère qu'elles ne le feront pas" a déclaré la députée à une radio russe. Pour elle, les Russes, doivent se marier avec des "citoyens russes, créer une bonne famille et vivre en paix".

Plus tôt déjà, un politicien russe avait déjà mis en garde contre les virus qui pourraient être diffusés par les fans étrangers.

Le président de la FIFA, Gianni Infantino est conscient que cette Coupe du monde organisée en Russie pourraient donner lieu à des incidents de racisme. "Nous ne pouvons pas sous-estimer le problème" a-t-il déclaré au journal suisse Blick.

La peur du racisme

Les joueurs de couleur sont régulièrement la cible d'insultes de la part des tribunes en Russie. Ces dernières années, l'UEFA a notamment infligé des amendes à plusieurs clubs de foot russes pour propos discriminatoires.

Le joueur international anglais Danny Rose a exprimé sa préoccupation la semaine dernière à propos de cette situation en Russie. L'arrière gauche de Tottenham ne veut d'ailleurs pas que sa famille vienne en Russie par peur du racisme. "Je ne m'inquiète pas pour moi, mais je ne veux pas que ma famille vienne à cause du racisme, mon père est très déçu, il m'a dit qu'il ne me reverra peut-être jamais à une Coupe du monde" a déclaré Rose.

Il a également condamné la FIFA par rapport à sa gestion du racisme et l'a qualifié de "risible et dégoûtante". "Si je suis victime de discrimination, is ne font rien. Ça ne devrait pas être comme ça, mais ça l'est".

Un journaliste allemand n'y va pas: le risque est trop grand

Entre temps, le ministre allemand des Affaires étrangères et les services de sécurité allemand ont déconseillé au journaliste Hajo Seppelt, qui avait dévoilé le scandale du doppage russe, de ne pas aller à la Coupe du monde. Il aurait normalement dû couvrir l'évènement pour la chaîne ARD.

Les services de sécurité ont dit qu'il y avait un risque qu'il soit arrêté, et il n'est pas à l'abri d'intimidation ou de violence.

La commission d'enquête russe a déjà indiqué qu'elle voulait entendre Seppelt en tant que témoin. Il constitue, pour de nombreux Russes, un ennemi public et est régulièrement menacé. En effet, ses publications avaient conduit à l'exclusion de nombreux athlètes russes des Jeux Olympiques de 2016 à Rio et aux Jeux d'hiver à Pyeongchang.

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