Ce type espère recevoir 7,6 milliards d'euros de Facebook et Google avec le RGPD

Avec le RGPD, les entreprises qui gèrent nos données personnelles doivent revisiter tout leur fonctionnement. Un individu y voit une opportunité. Il attaque Google, Instagram, WhatsApp et Facebook en justice via différentes instances dans différents pays. Il espère toucher au total 7,6 milliards d'euros de dédommagement.

L'Union européenne a nettement serré la vis en matière de protection des données des consommateurs ce vendredi. Le RGPD, son Règlement général sur la protection des données, impose certaines limitations à toutes ces entreprises qui manipulent nos informations privées et replace, en théorie, l'utilisateur comme premier gestionnaire de ses données personnelles.

L'Autrichien Max Schrems a vu une opportunité dans ce changement de législation: il réclame au total 7,6 milliards de dollars à Facebook et Google pour ne pas lui avoir laissé le choix. Comme il l'explique sur son site "None of your business (NOYB)", "des tonnes de "boîtes de consentement" sont apparues en ligne ou dans des applications, souvent associées à une menace indiquant que le service ne pourra plus être utilisé si l'utilisateur n'y consent pas".

7,6 milliards

Pour obtenir ces dédommagements, l'Autrichien a déposé des plaintes dans quatre pays différents par l'intermédiaire de quatre autorités compétentes en la matière "afin de permettre une coopération européenne". En Belgique, il attaque Instagram via l'APD, l'autorité de protection des données, et réclame à l'app de partage de photos et vidéos pas moins de 1,3 milliard d'euros.

En France, c'est à Google qu'il réclame 3,7 milliards d'euros de dédommagements via la CNIL, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés. En Allemagne, il espère toucher 1,3 milliard de la part de WhatsApp avec l'aide de HmbBfDI. Il demande la même somme à Facebook mais cette fois en Autriche avec à ses côtés le DSB. Sachant que WhatsApp et Instagram appartiennent à Facebook, il réclame à Zuckerberg la somme de 3,9 milliards d'euros.

Pas son premier coup

Et le DPC irlandais, la Commission de protection des données, va très prochainement se joindre à ces actions en justice, ajoute le plaignant. Il faut savoir que Schemer n'en est pas à sa première action sur la protection des données.

En 2015, l'Autrichien a réussi à faire invalider le "Safe Harbor" ou "sphère de sécurité", soit une décision de la Commission européenne qui autorisait le transfert de données personnelles d’Europe vers les États-Unis à des fins commerciales. Il se pourrait donc qu'il obtienne gain de cause.

Déjà lu?