Donald Trump se fout de la sécurité et continue de faire n'importe quoi avec ses téléphones

Donald Trump est vraiment un président à part, jusque dans l'utilisation de ses téléphones. Le président américain continue tranquillement d'utiliser deux iPhones, loin d'être autant sécurisés que les téléphones de ses prédécesseurs.

"Grosso modo, ça ressemble à un téléphone pour enfant de trois ans": voilà comment Barack Obama avait décrit le téléphone portable qu'il avait le droit d'utiliser quand il était président des États-Unis. Il lui était impossible de prendre des photos, d'envoyer des SMS ou d'écouter de la musique sur ce fameux téléphone. Question de sécurité. Logique quand on dirige le pays le plus puissant du monde. Mais tout ça, Donald Trump semble s'en foutre.

"Trop embêtant"

C'est en tout cas ce qui ressort de l'article publié par Politico. Selon le média en ligne, Trump continuerait d'utiliser non pas un, mais deux iPhones, doublant ainsi le risque de failles dans la sécurité. Surtout que Trump n'utilise pas de téléphones aussi sécurisés que celui qu'Obama avait: selon lui, un téléphone sécurisé serait "trop embêtant" à utiliser.

Du coup, le milliardaire a un téléphone avec lequel il est seulement capable de téléphoner, et un autre avec lequel il tweete (l'un de ses passe-temps favoris) et peut consulter diverses applications de sites d'actualité. Histoire de faire flipper encore plus ses équipes, les micros et la caméra de ses téléphones n'auraient pas été désactivés, alors qu'ils l'avaient été sur celui d'Obama, par exemple. Le GPS a par contre été désactivé, ce qui empêcherait d'éventuels hackers de suivre ses déplacements à la trace. C'est déjà ça de pris...

Une aubaine pour les ennemis des States

"C'est incroyable que Trump ne prenne pas des mesures de base de cybersécurité alors qu'il est en train de négocier un accord commercial avec la Chine, un pays qui est connu pour user de cyber tactiques pour prendre la main dans les négociations", explique à Politico Samm Sacks, une experte en technologie du Center for Strategic and International Studies. La Russie est aussi considérée comme une possible menace, un peu moins de deux ans après la fameuse affaire de hack durant la campagne présidentielle américaine (coucou Hillary Clinton).

"Des adversaires étrangers à la recherche de renseignements sur les États-Unis sont implacables dans leur quête de vulnérabilités des réseaux de communication de notre gouvernement, et il n'y a pas de cible de renseignement plus recherchée que les États-Unis", renchérit Nate Jones, ancien directeur de contre-terrorisme dans le National Security Council sous Obama. Pas de quoi faire trembler pour autant Trump. Selon Politico, il aurait déjà passé cinq mois sans que ses deux appareils n'aient été vérifiés par des experts en sécurité...

Pourtant, des sources à la Maison-Blanche se veulent rassurantes: le téléphone utilisé par Trump pour téléphoner serait régulièrement changé (sans que l'on sache à quel rythme), tout comme son numéro de téléphone. Mais Trump refuse par contre de changer son téléphone avec lequel il tweete. John Kelly, le chef de cabinet de Trump, a aussi interdit l'usage des téléphones portables pour le personnel et les visiteurs dans l'aile ouest de la Maison-Blanche, où se trouve le bureau ovale. Une mesure prise pour renforcer la cybersécurité autour de Trump, quelques mois après que le téléphone... de John Kelly, alors secrétaire général de la Maison-Blanche, ait été hacké. Un sérieux avertissement qui ne semble pas avoir poussé Trump à changer ses habitudes.

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