1.000 euros en moins par ménage, voici l'une des premières conséquences du Brexit

Le pouvoir d'achat des ménages britanniques aurait baissé de 900 livres sterling (environ 1.000 euros) suite au Brexit, a déclaré le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney. Une information que le Brexiteers n'ont bien sûr pas aimer apprendre.

Surprise pour certains, évidence pour d'autres, il semblerait qu'avec le Brexit, les Britanniques soient plus pénalisés qu'autre chose. Du moins, sur le plan économique. C'est l'observation qu'en a fait Mark Carney, le gouverneur de la Banque d'Angleterre.

En comparant l'état actuel des finances des ménages britanniques avec les observations faites par la Banque d'Angleterre avant la tenue du référendum pour quitter l'Europe, Mark Carney a observé que les revenus réels des ménages étaient maintenant nettement inférieurs aux attentes. Cette observation a directement été contestée par les partisans du Brexit.

1.000 euros en moins

Mais le gouverneur de la Banque d'Angleterre est assez bien placé pour savoir de quoi il parle. "Les revenus réels des ménages sont inférieurs d'environ 900 livres [1.000 euros] par ménage par rapport à ce que nous avions estimé en en mai 2016", a-t-il déclaré. "Ce qui représente beaucoup d'argent".

Quand il parle de revenus réels, Carney fait référence au pouvoir d'achat de ses concitoyens qui est en train de baisser avec l'arrivée d'un nouveau marché et de nouvelles règles douanières.

"Différence raisonnable"

S'exprimant lors d’une audition devant la Commission de la Chambre des communes au Trésor, Carney a également souligné que l'économie était inférieure de 2% comparée aux prévisions faites avant le référendum, malgré la vigueur de l'économie mondiale et celle de la Banque. C'est "une différence raisonnable" pour les prévisions économiques faites en mai 2016, a-t-il concedé.

Les déclarations du gouverneur ont été mal accueillies par les partisans du Brexit, qui ont directement critiqué Carney et son bilan prévisionnel. Un député l'a accusé d'être "le garçon qui crie au loup" tandis que Boris Jonhson, haute figure du Brexit, a insisté pour dire que le départ de l'UE n'avait pas fait de dommages. Néanmoins, en terme d'économie, on aurait plutôt tendance à faire confiance au gouverneur d'une banque nationale. Sorry Boris!

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