Sans suprise, le "tsar Poutine" remonte ce lundi pour la quatrième fois sur son trône de président 

Au pouvoir depuis 18 ans, Vladimir Poutine va être officiellement à nouveau investi comme président de la Fédération de Russie ce lundi. Il est donc reparti pour un quatrième tour qui durera jusque 2024. Il y a bien eu quelques manifestations contre "le tsar Poutine" mais ces opposants ont été arrêté et Poutine trace son chemin.

Vladimir Poutine est aux manettes de la Fédération de Russie depuis 18 ans, que ce soit comme président ou premier ministre. C'est ce qui a amené ses opposants à comparer son mandat au règne d'un tsar, ces empereurs qui avaient un pouvoir absolu sur la Russie avant que les bolcheviks ne les exterminent en 1918.

Coïncidence amusante, la quatrième investiture de Poutine comme président des Russes tombe deux jours après l'anniversaire des 200 ans de Karl Marx. Ce dernier a eu une influence considérable dans l'avènement du bolchevisme. Mais il faut croire qu'à l'ère Poutine, cette influence soit retournée aux manuels d'histoire. Ce lundi a lieu l'investiture de Vladimir Poutine au Kremlin, investiture qui devrait le laisser aux rennes du pays jusqu'en 2024 et rien ne semble arrêter le "nouveau tsar".

Un millier d'arrestations

Des milliers des manifestants ont pris les rues ces derniers jours pour protester contre son investiture. "Il n'est pas notre tsar", scandaient les opposants. Plus de 1.000 arrestations ont eu lieu samedi dans 19 villes de Russie, dont près de la moitié à Moscou, écrit la BBC. Alexeï Navalny, l'un des plus célèbres opposants de Poutine, a tenté de rejoindre les manifestations "Il n'est pas notre tsar" qui secouaient le pays. Dix minutes à peine après son arrivée, il a été arrêté.

En mars, Poutine a été réélu président avec plus de 76% des voix. C'est sa meilleure performance électorale depuis les années 2000 et ses premiers pas en tant que président suite à la démission de Boris Elstine. Mais cette année, des irrégularités généralisées ont à nouveau été rapportées par certains observateurs internationaux. Ce qui n'est pas foncièrement nouveau. Des allégations de trucage de bulletins de vote avaient déjà été formulés lors des précédentes élections. Il n'y a d'ailleurs plus de second tour aux élections présidentielles russes... grâce à ces trucages. Et à chaque fois, Poutine resserre un peu plus son étreinte de tsar élu "démocratiquement".

Petit aperçu des manifestations qui ont eu lieu en Russie ce week-end

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