Un an après, Macron "le président des riches" ne satisfait plus que 45% des Français

Emmanuel Macron incarnait le renouveau, la réussite totale et une force nouvelle dans le paysage politique français. Mais un an après son arrivée au pouvoir, l'espoir semble un peu évaporé. Aujourd'hui, seuls 45% des Français ont encore confiance dans le président français. 

Après un an de Macron au pouvoir, il est temps de dresser le bilan. Entre la "start-up nation", les idées disruptives et quelques faux pas en matière de communication, le parcours du président français est loin d'être un sans-faute. Mais Macron est encore loin d'être en mauvaise posture.

Selon une enquête demandée par le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) et réalisée par les Instituts Ipsos-Sopra Steria avec l'aide du journal Le Monde et de la Fondation Jean Jaurès, le nombre de Français satisfaits par la présidence de Macron est en baisse.

Ainsi, 45% des sondés estiment que le bilan est positif après un an de Macron, élu le 7 mai 2017 par 66,1% des inscrits. 55% des Français ayant répondu à l'enquête estiment que le "bilan Macron" est négatif. Mais le nombre de "déçus" augmentent lorsque l'on s'attarde sur les détails. Concernant le pouvoir d'achat et la réduction des inégalités sociales, par exemple, 78 % des Français estiment que celui que certains appellent le "président des riches" fait fausse route.

Les chiffres en détails

La note est aussi dure concernant le système de santé (72 % l'estiment mauvaise), le système de retraite (70 % négatifs), l'immigration (66 %), l'insécurité (53 %), l'éducation (51 %) et la lutte contre le chômage (51 %). Par contre, sur la gestion de la vie politique, les Français sont mitigés. 50 % estiment que le président "jupitérien" fait de bonnes choses.

Il en va de même pour la politique étrangère (63 % des Français estiment qu'il est sur la bonne voie), l'aide aux entreprises (61 % positifs), son rapport avec l'Union européenne (60 %) et la lutte contre le terrorisme (57 %). Toutefois, la bonne gestion de ces thématiques - et la mauvaise gestion des précédentes - vient renforcer cette image de "président des riches" de laquelle Macron aimerait peut-être se défaire pour satisfaire un électorat plus large.

Mieux que Trump et Hollande

Il est important de remettre les choses en perspectives aussi. Un an après son arrivée au pouvoir, tout président doit toujours faire face à ce lot d'indignation. Il y a d'un côté les électeurs qui espéraient un changement et qui sont déçus - parce que les choses ne bougent pas aussi rapidement qu'on le croit. Puis il y a l'opposition, toujours au taquet pour détruire les cotes de popularité.

Mais si l'on compare la popularité de Macron avec celle de Donald Trump un an après, on peut dire que le Jupitérien ne s'en sort pas trop mal. En janvier 2018, Trump ne récoltait déjà plus que 37% de l'adhésion des Américains. François Hollande, le prédécesseur de Macron, se situait en 2013 à la même période entre 30 et 35%. Vu comme ça, on peut même dire que Macron est en bonne position.

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