Date de la saison 3, Bella Ciao, le carton de sa série: les confessions du papa de la Casa de Papel

Alex Pina, le créateur de la Casa de Papel, était l'un des invités du festival Séries Mania à Lille. Le réalisateur espagnol est revenu pour newsmonkey sur le succès incroyable de son "bébé", évoquant au passage la saison 3, commandée par Netflix et qui n'était pas prévue à la base.

C'est LE succès de ces derniers mois sur Netflix. Impossible de passer à côté de la Casa de Papel, série non-américaine la plus regardée sur la plate-forme de streaming. Un succès qui a même surpris Alex Pina, son créateur.

"Une période de folie"

"La série a connu une grande part de son succès grâce à Netflix, qui a réussi à la diffuser dans des foyers du monde entier, en Arabie saoudite, en Turquie, au Brésil où le déguisement de Dali a été repris au carnaval de Rio, en Argentine... Au bout de 2 semaines, Netflix s'est rendu compte du succès et du bouche-à-oreille, ce qui était inespéré tant pour eux que pour nous", avoue le réalisateur, rencontré en marge du salon Séries Mania à Lille, par newsmonkey.

Mais pas de quoi lui faire tourner la tête: "Je le prends avec beaucoup d'humour. C'est une période de folie, on reçoit énormément d'appels, mais on veut traiter ça sans se prendre au sérieux, en continuant d'écrire comme on le faisait".

Bella Ciao, comme une évidence

Il faut dire que la série a rapidement séduit le grand public grâce à une recette bien ficelée: des personnages charismatiques, une intrigue prenante (malgré quelques détails qui peuvent perturber) et un chant qui reste dans la tête, ce fameux "Bella Ciao".

Un chant qui s'est imposé de lui-même à en croire Alex Pina: "La philosophie du Professeur est beaucoup basée sur l'idée de la résistance. Et cette philosophie a un aspect symbolique, puisqu'il entame un bras de fer contre l’État, quelque chose qui le dépasse. Donc 'Le chant des partisans' avait tout son sens dans la série, comme une icône. Tout comme le portrait de Dali, avec sa moustache qui a un côté très pop, la couleur rouge... Il nous fallait aussi une bande-son qui ait un sens et c'est le cas avec cette chanson que tout le monde a au moins entendue une fois dans sa vie (peut-être pas les plus jeunes): elle a été reprise pour Mai 68, en Amérique Latine... Mais maintenant on l'entend même à la radio en Espagne, donc ça a pris une dimension totalement inespérée!"

Une saison 3 commandée par Netflix

Le succès a été tel que Netflix a rapidement demandé à Alex Pina de plancher sur une troisième saison pour la Casa de Papel. Sauf que ce n'était pas du tout prévu au programme à la base. "C'était très compliqué quand Netflix nous a demandé de créer une troisième saison, on a demandé à pouvoir réfléchir", nous avoue le réalisateur, qui a finalement décidé de relever le défi.

À quoi peut-on s'attendre dans cette saison 3? Mystère. Alex Pina n'a rien dévoilé de l'intrigue. Tout juste a-t-il concédé que les épisodes ne subiraient pas de découpages (la série comportait moins d'épisodes à la base), comme c'était le cas dans les deux premières saisons: le format sera plus adapté à Netflix, pour le plus grand bonheur des téléspectateurs. Son plus grand défi sera de rebondir après une fin un peu à l'eau de rose, alors que la série ne devait pas avoir de suite: "C'est complexe car vous avez des personnages qui ont beaucoup d'argent, qui vivent dans des lieux épars. Il fallait un moteur émotionnel très fort pour les réunir et pour rebondir sur cette histoire. Il fallait trouver quelque chose de très symbolique, de plus fort que la fabrication de billets. Mais Netflix a apprécié l'idée qu'on leur a soumise et on pense que c'est parfaitement cohérent avec les deux premières saisons", nous assure-t-il.

Quant à la date de diffusion, il confirme seulement ce que Netflix a annoncé, avec un rendez-vous en 2019: "On est en train d'écrire la 3e saison. Le tournage va commencer à l'automne et Netflix la diffusera en 2019". Il faudra donc se montrer patient pour savoir ce que deviennent Tokyo, le Professeur et leurs potes!

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