À la centrale nucléaire de Doel, les réparations s'avèrent plus compliquées que prévu

La réacteur nucléaire de Doel 1, au nord d'Anvers, a été mis à l'arrêt la semaine passé après qu'une fuite ait été détectée dans le circuit. L'exploitant Engie Electrabel prévoyait des réparations rapides mais il s'avère aujourd'hui que ces dernières seront plus longues et compliquées que prévue, révèle L'Echo. Dans un environnement hautement radioactif.

Ce ne devait être qu'une réparation sur une simple fuite sur le système de refroidissement. Engie Eelctrabel avait annoncé qu'un problème au niveau d'une soudure leur faisait perdre seulement quelques litres d'eau par jour. Mais ce qui avait été présenté comme une simple maintenance par l'exploitant - une fuite d'une faible importance - est aujourd'hui devenu une affaire plus complexe et radioactive.

Il va falloir totalement vider le réacteur de son combustible pour atteindre la fuite. Petit détail de taille: ces réparations vont être faites dans un environnement hautement radioactif. Engie Electrabel déclare à L'Echo qu'il ne va donc pas entamer les travaux tout de suite car il faut encore évaluer la bonne marche à suivre pour accomplir cette tâche complexe. De plus, il faut "tenir compte du délai de livraison des pièces de rechange nécessaires".

"Tuyau de secours"

"La fuite vient d’un tuyau de secours relié au circuit primaire du réacteur", explique l’AFCN, l'agence fédérale pour le contrôle nucléaire, à L'Echo. "Ce tuyau est doté d’un système de fermeture, et la fuite se trouve entre ce système de fermeture et le réacteur, dans un endroit difficile d’accès, à l’intérieur d’une couche de béton."

La semaine passée, l'AFCN assurait qu'il n'y avait "aucun problème de sécurité" à la centrale de Doel. Pourtant, ces travaux inquiètent le monde politique.

"La succession d’incidents dans nos centrales était déjà préoccupante, mais ici le problème se situe au sein même de la zone nucléaire du réacteur" avait réagi le député PS Eric Thiébaut au micro de la RTBF. "Il est urgent de fermer définitivement ces centrales périmées et de nous tourner vers les énergies durables, fiables et qui ne mettent pas la santé des citoyens en danger", avait ajouté Jean-Marc Nollet, chef de groupe Ecolo-Groen à la Chambre samedi passé.

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