500 milliards de dollars ne suffiraient pas à sauver la Grande Barrière de Corail d'après les scientifiques

Pour préserver au mieux le plus grand récif corallien du monde, le gouvernement australien a prévu d'injecter un demi-milliard de dollars pour la sauvegarde de la Grande Barrière de Corail. Cet investissement permettra notamment d'améliorer la qualité de l'eau et d'endiguer la prolifération d'étoiles de mer s'attaquant au corail. 

500 millions de dollars, soit 312 millions d'euros: c'est le budget prévu par le gouvernement australien pour tenter de préserver au mieux la Grande Barrière de Corail. "Il s'agit du plus gros investissement de l'histoire", précisait dimanche Josh Frydenberg, le ministre de l'Environnement en Australie.

Cette somme d'argent est prévue pour tenter de sauvegarder le plus grand récif corallien du monde. Un investissement qui permettrait avant tout d'améliorer la qualité de l'eau, d'endiguer la prolifération de certaines étoiles de mer, l'acanthaster pourpre, celle dévoreuse de coraux, ainsi que de trouver des solutions pour rendre le corail plus résistant aux hautes températures et à la lumière. Cela permettrait également de préserver l'économie du pays puisque chaque année, ce joyau du patrimoine de l'humanité rapporterait 6,4 milliards de dollars au pays, soit 4 milliards d'euros.

Le vrai coupable?

Ce sont évidemment les promesses du gouvernement. Mais pour les scientifiques, la source du problème vient avant tout du changement climatique.

Dans un communiqué publié sur 350.org, l'écologiste Bill McKibben est clair: "La Science est bien au courant de ce qui détruit la Grande Barrière de Corail. C'est la chaleur excessive provenant de la combustion de combustibles fossiles", précise-t-il.

Un réchauffement inquiétant

Pour lui, ce n'est pas en tuant des étoiles de mer qu'il sera possible d'empêcher le blanchiment des coraux. Il faut avant tout réduire la température des océans et l'acidification de ceux-ci qui sont causés par la combustion de combustible fossiles. "Promouvoir simultanément la plus grande mine de charbon du monde tout en faisant semblant d’être préoccupé par le plus grand récif du monde constitue un exploit acrobatique que seule tenterait une classe politique cynique", déclarait-il encore faisant évidemment référence au groupe Adani, considéré comme l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre par habitant de la planète.

Bref, si dans un premier temps la décision du gouvernement de débloquer un tel budget avait été saluée, force est de constater que pour les scientifiques, le noeud du problème réside dans les activités industrielles et agricoles.

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