"Sorry je suis crevé": 2 travailleurs belges sur 3 sont trop fatigués pour profiter de leur temps libre

Deux employés sur trois se disent trop fatigués par leur boulot pour profiter de leur temps libre. C'est une étude commandée par Groen qui révèle ces chiffres alarmants. Et pour la présidente du parti, Meyrem Almaci, il s'agit d'un problème structurel en Belgique qui demande des solutions. 

Toi aussi tu t'es déjà retrouvé le vendredi soir trop fatigué pour profiter du début de ton week-end? Ou même, tu as un jour de congé et tu le "gaspilles" à faire une grasse matinée jusque midi?

Une étude commandée par Groen au bureau d'études iVox et rapportée dans Het Laatste Nieuws, indique que tu ne serais pas le seul à avoir déjà vécu cela. En effet, en Belgique, deux employés sur trois seraient trop fatigués pour profiter de leur temps libre. Environ 72 % des employés éprouvent souvent du stress au travail aussi. Pour Meyrem Almaci, la présidente du parti vert flamand, "c'est un problème structurel" auquel il faut également répondre par une "solution structurelle".

Autre problème palpable chez les travailleurs belges, de plus en plus sont des malades de longue durée. En 2017, on a compté plus de 28.000 cas de maladie de longue durée.

Faire comme aux Pays-Bas

Face aux résultats de cette étude, Groen propose des pistes de solution et il pointe nos voisins hollandais. Aux Pays-Bas, lorsqu'un travailleurs part en maladie pour burn-out, il reçoit son salaire pour deux ans de la part de son employeur. Ce qui d'une certaine manière pousse l'employeur à investir dans la prévention. Grâce à ce système, les absences pour maladie de longue durée ont baissé de façon considérable chez nos voisins. Le revers de ce système, est que les patrons hollandais sont beaucoup plus frileux lorsqu'il s'agit de donner un CDI à leurs employés.

Ce que propose Groen pour la Belgique est un peu plus soft que la loi néerlandaise. Actuellement dans notre pays, un malade de longue durée tombe directement sur la sécurité sociale après un mois de maladie. Mais si l'entreprise enregistre un taux d'absentéisme supérieur à la moyenne dans son secteur pendant deux années, elle doit alors participer à l'indemnité de son personnel malade. Groen propose que d'entrée, les patrons rétribuent les malades à 20 %. Et si l'entreprise continue d'avoir des absents de longue durée, ce pourcentage augmente au fil des années. Par contre, les entreprises qui font des efforts à ce niveau, il faut pouvoir les récompenser, en réduisant leurs cotisations sociales par exemple.

Difficile à mettre en oeuvre

Cette proposition a tout de même peu de chance de voir le jour. En effet, selon le ministre de l'Emploi, Kris Peeters (CD&V), il serait presque impossible d'établir une moyenne d'absentéisme par secteur. C'est une chose. Et la deuxième, est que le gouvernement Michel est actuellement en train de plancher sur une solution, différente de celle proposée par Groen.

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