Passage à 5 ans et minerval 2 fois plus élevé: voici tout ce que tu dois savoir sur la réforme des études de kiné

Elle fait frémir les futurs étudiants depuis plusieurs mois, mais ça y est le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (PS-cdH) a adopté ce mercredi l'avant-projet de décret sur la réforme des études de kinésithérapie. Concrètement, pour toi qui comptes t'inscrire en kiné après tes études secondaires, que dois-tu savoir? On t'explique tout cela en détail.

Après les études de médecine et de dentisterie, et plus récemment celles des enseignants, c'est au tour des études de kinésithérapie de subir bientôt un gros lifting. L'objectif de cette réforme à venir est de transformer le cursus de kiné pour qu'il comprenne à la fois une formation de base renforcée et une spécialisation professionnelle.

"Cette réforme prend pleinement en considération l'évolution du métier, le fait par exemple que de plus en plus de kinésithérapeutes travaillent en équipe, mais aussi les avancées scientifiques, médicales et techniques qui font de cette formation une formation exigeante et en perpétuelle évolution", explique ainsi à La Libre le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt (PS), qui porte le projet.

Un cursus plus long et plus cher

Pour toi qui te destines à des études de kiné, tu dois tout d'abord savoir que le cursus ne durera plus 4 ans, mais bien 5 ans. Il sera également co-diplômé par les universités et les hautes écoles. Cela signifie que tu suivras certains cours dans une haute école et d'autres à l'université. Où ça? À Bruxelles, Charleroi, Libramont, Liège, Louvain-La-Neuve et Tournai, en fonction des volontés de collaboration des établissements. Gros changement en perspective, puisqu'actuellement, deux tiers des étudiants en kiné sont inscrits dans une haute école, contre seulement un tiers dans une université.

Le souci, c'est que c'est l'université qui sera considérée comme le "référent" pour tout ce qui est administratif. En conséquence, tu devras payer, pour t'inscrire, le minerval qui est d'application dans les universités: soit 835 euros. Comparé au tarif des hautes écoles, qui est lui de 350,03 euros en 1ère année, il est clair que ce sera un budget supplémentaire à prévoir.

Pas d'examen d'entrée

Mais la bonne nouvelle est que l'instauration d'un examen d'entrée, comme celui mis en place en médecine et dentisterie depuis septembre 2017, n'est pas à l'ordre du jour. Tu peux donc souffler, il n'y aura pas de sélection en vue de respecter les quotas de numéros Inami, comme on le craignait ces dernières semaines. Mais attention, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne ferme pas complètement la porte à cette option "s’il apparaissait [à l'avenir] que le nombre de numéros Inami disponibles est inférieur à un moment au nombre de diplômés".

Dernier point important à savoir, cette réforme ne sera pas encore d'application à la prochaine rentrée. Le texte doit d'abord être transmis au parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et s'il est adopté rapidement, les mesures prendront effet à partir de l'année académique 2019-2020.

Déjà lu?