La police sait mais ne veut rien dire sur la cause de la mort d'Avicii

Les enquêteurs d'Oman, lieu où le DJ suédois est décédé, sont sûrs que l'origine de la mort n'est "pas criminelle". Ils ne veulent toutefois pas en révéler davantage, même si l'enquête est terminée.

"Nous avons toutes les informations, nous savons ce qui s'est passé, mais nous n'allons pas partager cela avec les médias": le porte-parole de la police du sultanat d'Oman a été on ne peut plus clair face à la télévision suédoise SVT.

Seule information confirmée: la piste criminelle est officiellement écartée. "Notre recherche est terminée, le corps peut-être transporté en Suède", a-t-il conclu. Reste à savoir le pourquoi du comment.

Des problèmes de santé à répétition

Si rien n'est encore acté, les rumeurs courent sur sa consommation trop importante d'alcool et de médicaments (analgésiques). Ce sont bien les ennuis de santé du DJ qui sont, pour l'heure, pointés du doigt. Et eux ne font aucun de doute. Il avait notamment souffert d'une pancréatite aiguë, et ce, à plusieurs reprises. La première fois en 2012, où il était resté 11 jours à l’hôpital.

Le DJ avouait d'ailleurs plus tard au Hollywood Reporter que le monde de la nuit, et surtout ses à-côtés, n'étaient pas fait pour lui. En 2014, Tim Berling, de son vrai nom, avait été contraint d'annuler deux shows pour se faire retirer la vésicule biliaire et l'appendice.

Des spécialistes lui ont indiqué, au rythme de ses passages à l'hôpital, d'arrêter sa consommation d'alcool, car elle lui serait tôt ou tard fatale. Mais le DJ retrouvait la scène souvent contre l'avis des médecins. Jusqu'en 2016, où Avicii a été forcé d'arrêter de se produire en live.

Analgésiques

Ce qui a provoqué la mort du DJ de 28 ans trouve n'est peut-être pas directement lié à l'alcool. Ses ennuis de santé l'obligeaient en effet à consommer des analgésiques puissants. Les mêmes qui ont été fatals à Michael Jackson ou à Prince par exemple.

À propos de la douleur, voici ce que déclarait Avicii dans un documentaire qui lui était consacré sur Netflix: "La première fois, la douleur est restée un mois, puis quatre mois. Je ne voyais pas d'autres alternatives. Soudainement, j'ai pris 20 pilules alors qu'elles étaient censées ne pas être addictives."

Voici une des dernières images du DJ de 28 ans, quelques jours avant sa mort. C'est à Mascate, dans la capitale du sultanat d'Oman, au sein du Muscat Hills Resort

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