Suite aux frappes occidentales en Syrie, Bachar al-Assad est plus déterminé que jamais à "lutter contre le terrorisme"

Donald Trump a annoncé vendredi soir qu'une opération militaire a eu lieu en Syrie pour "punir" Bachar al-Assad de l'attaque à l'arme chimique contre les citoyens. Cette action a été menée conjointement avec la France et le Royaume-Uni. Les Russes ont déjà prévenu que cette opération militaire aurait des conséquences. Bachar al-Assad est quant à lui plus déterminé que jamais à lutter contre le terrorisme. 

"Il y a peu de temps, j'ai ordonné aux forces armées américaines de lancer des frappes de précision sur des cibles associées aux capacités d'armes chimiques du dictateur syrien Bachar al-Assad", a déclaré le président des États-Unis qui a pris la parole vendredi soir vers 21h. L'opération a été menée conjointement avec la France et le Royaume-Uni en réponse à l'attaque chimique présumée qui a fait des dizaines de morts dimanche dernier à Douma, dans la banlieue de Damas.

"Cette attaque diabolique et ignoble a laissé des mères, des pères, des bébés et des enfants se débattre dans la souffrance et lutter pour respirer. Ce ne sont pas les actions d'un homme. Ce sont plutôt les crimes d'un monstre" a poursuivi Donald Trump.

Bachar al-Assad a évidemment nié toute attaque chimique, qui n'était selon lui qu'un prétexte pour les attaquer: "Notre impression est que l'Occident, principalement les États-Unis, est complice des terroristes et qu'il a monté toute cette histoire pour servir de prétexte à l'attaque".

Trois cibles

L'intervention a duré moins d'une heure et a visé trois cibles principales: un centre de recherche scientifique pour développer les agents chimiques près de Damas, un dépôt d'armes chimiques un poste de commandement près de Homs. Il n'y a pas d'autres frappes prévues pour l'instant contre la Syrie, a déclaré Jim Mattis, le ministre américain de la Défense. Mais le président américain s'est dit prêt à continuer si Bachar al-Assad continue sur la même voie.

"Il y aura des conséquences"

Anatoly Antonov, l'ambassadeur russe aux États-Unis, a répondu aux frappes aériennes à Damas et à Homs. Il a déclaré que les avertissements de Moscou n'ont pas été entendus et que la Russie est menacée. "Nous avons averti que de telles actions ne seront pas laissées sans conséquences". Il a également ajouté qu' "insulter le président de la Russie est inacceptable et inadmissible" et que les États-Unis, en tant que détenteurs d'armes chimiques, n'ont aucun droit moral de blâmer les autres pays."

En effet, L'ambassadeur russe aux Nations Unies Vassily Nebenzia avait déclaré que "La priorité immédiate est d'éviter le danger de la guerre" et avait fortement mis Washington en garde contre toute attaque contre la Syrie. Le Kremlin avait également mis en garde le président français, Emmanuel Macron après une conversation téléphonique "qu'il est essentiel d'éviter toute action irréfléchie et dangereuse qui serait une violation flagrante de la Charte des Nations unies et qui aurait des conséquences imprévisibles".

La réaction de Bachar al-Assad

Le président syrien est maintenant plus déterminé que jamais. "Cette agression ne fait que renforcer la détermination de la Syrie à continuer à lutter et écraser le terrorisme, sur chaque parcelle de son territoire", aurait assuré Assad lors d'un entretien téléphonique avec son homologue iranien Hassan Rohani, selon la présidence syrienne.

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