Le Bitcoin n'est pas conforme à la charia? Une start-up de Dubaï lance sa cryptomonnaie "halal"

Parce que ce sont des objets de spéculation, les cryptomonnaies sont "haram", soit interdites par la foi islamique. Mais les traders ont trouvé la parade: des start-up, comme OneGram à Dubaï, ont lancé des crypto-monnaies basée sur des équivalents physique en or.

La folie des investissements dans les cryptomonnaies s'est propagée au monde entier ces derniers mois et la péninsule arabique n'a pas échappé à cet engouement. Le Bitcoin, l'Ethereum, le Ripple voir le Monero... tout le monde en voulait. Mais ces monnaies se heurtaient à un problème juridique dans les pays musulmans: spéculer sur des actifs sans base physique est contraire à la loi islamique.

La spéculation étant interdite par la charia, la manipulation de monnaie virtuelle a déclenché un fameux débat parmi les savants islamiques. Des sociétés de crypto-monnaie ont cherché à influencer le débat en lançant des instruments basés sur des actifs physiques et certifiés valides par des conseillers islamiques. C'est le cas de la start-up OneGram, basée à Dubaï, qui affirme que chaque unité de sa monnaie est soutenue par au moins un gramme d'or physique stocké dans un coffre-fort.

Sharia compatible avec la blockchain

Ibrahim Mohammed, le Britannique qui a fondé la société, a déclaré à Reuters: "Nous essayons de prouver que les règles de la charia sont entièrement compatibles avec la technologie de la blockchain." Environ 60% des jetons sont encore à vendre, mais OneGram espère les émettre tous avant de les envoyer sur les marchés numériques en mai.

OneGram a obtenu la confirmation que sa crypto-monnaie était conforme aux principes islamiques par le groupe Al Maali Consulting. Basée à Dubaï, cette boite de consultance se présente comme "un think-tank visant à apporter des visions et orientations stratégiques profondes à l'industrie financière islamique".

OneGram n'est pas la première à vouloir exploiter ce filon: HelloGold, une start-up malaisienne également soutenue par l'or, a lancé une levée de fonds (ICO) en octobre avec l'approbation des chercheurs islamiques d'Amanie Advisors, une société basée à Kuala Lumpur. Les cryptomonnaies certifiées halal ont de beaux jours devant eux.

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