Dans l'attaque chimique présumée en Syrie, Trump fait planer la menace militaire alors que Moscou dénonce une "mise en scène" 

Donald Trump est remonté! Alors qu'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU se tenait en urgence ce lundi soir, le président américain a fait savoir qu'il allait prendre une décision radicale après l'attaque qui a eu lieu en Syrie. La France et le Royaume-Uni devraient probablement s'y allier. 

Pour Donald Trump, il n'y a que très peu de doutes sur les responsables de l'attaque perpétrée samedi en Syrie, qui a fait, selon les casques Blancs et l’ONG Syrian American Medical Society, plus de 40 morts en Ghouta orientale. Le président américain vient de qualifier cette attaque contre Douma "d'odieuse" et a largement pointé du doigt la Russie et une possible implication de Poutine dans cette attaque chimique.

Une réunion d'urgence

Lors de la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU de ce lundi soir, réclamée notamment par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, Trump a promis qu'il donnerait une réponse imminente: "Nous prendrons des décisions majeures dans les 24 à 48 heures", a-t-il annoncé. Dimanche, il annonçait déjà la couleur en twittant qu'il y aurait "un prix élevé à payer". C'est d'ailleurs la première fois depuis son entrée en fonction que Donald Trump avait directement critiqué Vladimir Poutine, l'accusant de complicité avec Bachar el-Assad. Pour François Delattre, l’ambassadeur français à l’ONU, "il n'existe aucun doute sur les auteurs de cette nouvelle attaque", impliquant évidemment le régime syrien. La Russie, quant à elle, continue de démentir le recours à des armes chimiques par le régime syrien à Douma.

Le régime syrien tenu pour responsable

Le trio occidental s'affichait uni face à la Russie pour montrer qu’il a essayé toutes les options diplomatiques avant un éventuel recours aux armes. Selon eux, la Syrie n'a pu ignorer les bombardements aériens du régime Assad. C'est pourquoi, les États-Unis ont fait circuler un projet de résolution, réclament la création d'un nouveau "mécanisme d'enquête indépendant des Nations unies" sur le recours aux armes chimiques en Syrie. S'ils font planer la menace d'une riposte militaire contre le régime syrien, ils pourraient attendre, pour passer à l'acte, un vote au Conseil de sécurité de l'ONU, qui aura probablement lieu ce mardi.

La Russie nie en bloc

De son côté, l'ambassadeur russe Vassily Nebenzia a d'ors et déjà rejeté ce projet de résolution, arguant que celui-ci contient des "éléments inacceptables empirant les choses". Pour Richard Gowan, membre du Conseil Européen des relations internationales, "cela donnera aux États-Unis et peut-être à la France une excuse pour une action militaire".

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