Après les attaques de Trump et les réactions de Macron, l'ONU se réunit ce lundi pour parler de la Syrie

De vendredi à samedi, des bombardements ont fait des dizaines de morts en Syrie. Trump a accusé Poutine et la Russie d'en être responsables. Macron a demandé une réponse forte et commune. La Russie a démenti les accusations et exigé une réunion du Conseil de Sécurité de l'ONU. Un Conseil va donc se réunir tandis que de nouveaux missiles sont tombés cette nuit en Syrie.

"Le président Poutine, la Russie et l'Iran sont responsables de soutenir l'Animal Assad", a tweeté le président des États-Unis en apprenant qu'un nouveau massacre avait eu lieu en Syrie. "Si le président Obama avait franchi la ligne rouge, le désastre syrien aurait pris fin il y a bien longtemps!"

Dans un style plus modéré, le président français Emmanuel Macron a également condamné les bombardements en Syrie. Après un entretien téléphonique entre les deux chefs d'État, les deux puissances ont promis "une réponse forte et commune".

Selon des sources médicales locales, des dizaines de personnes auraient été tuées samedi dans l'attaque de Douma, dans la région de la Ghouta orientale, un bastion qui résiste aux forces du gouvernement syrien. Une vidéo des White Helmets, les secouristes des Casques Blancs, montre des hommes, des femmes et des enfants couchés sans vie à l'intérieur d'une maison (voir photo plus bas). Même s'il est pour l'instant difficile de savoir ce qu'il s'est réellement passé, de nombreux observateurs pensent que des "agents chimiques" ont été utilisés par les forces syriennes.

"Menaces internationales à la paix et à la sécurité"

La Syrie et la Russie nient l'existence d'une attaque chimique et elles ont conclu un accord d'évacuation avec les rebelles qui détiennent Douma. Pour le ministre des affaires étrangères russe Sergueï Lavrov, les allégations concernant l'utilisation d'agents chimiques par les forces gouvernementales syriennes visent à justifier des frappes militaires externes. La Russie a donc demandé que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunisse en urgence pour discuter des "menaces internationales à la paix et à la sécurité".

Quelques instants après cette demande, les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, la Suède, la Pologne, les Pays-Bas, le Koweït, le Pérou et la Côte d'Ivoire ont également convoqué une réunion pour discuter de l'attaque chimique en Syrie. Il a donc été décidé dimanche soir qu'une seule réunion aurait lieu lundi pour discuter des massacres en Syrie et des tensions diplomatiques qu'ils entraînent.

Dans la nuit de dimanche à lundi, de nouvelles attaques au missile ont été perpétrées en Syrie, cette fois contre l'aérodrome militaire T-4 dans la province de Homs. L'agence de presse SANA cite une source militaire selon laquelle l'attaque aurait fait plusieurs morts et blessés parmi les militaires.

Une image des victimes du bombardement (attention, image choquante)

© epa

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