Polémique du jour: une réplique d'Emmanuel Macron brûlée et pendue à Nantes

Ils étaient plus de 2000 à manifester dans les rues de Nantes contre le président Emmanuel Macron et la politique de son gouvernement. Le chef de l'État en a pris pour son grade puisqu'une poupée à son effigie a été pendue et brûlée. Les politiciens ont immédiatement réagis sur les réseaux sociaux.

Brûler, frapper, et pendre: voilà comment les manifestants s'en sont pris au mannequin représentant Emmanuel Macron. En colère face aux nouvelles réformes de l'Université ou bien celle de la SNCF, certains ont voulu marquer le coup en tuant symboliquement le chef de l'État français ce dimanche à Nantes. Une action qui n'a pas du tout été appréciée par une grande partie de la classe politique.

Les élus de la République en Marche et certains adversaires politiques se sont révoltés. À l'instar de nombreux internautes, Valérie Sauviat-Duvert, référente LREM de Loire-Atlantiques, a vivement dénoncé ces "façons moyenâgeuses". "L'appel au meurtre par pendaison du président de la République Emmanuel Macron, cet après-midi dans les rues de Nantes, dans le cadre de manifestations, est purement scandaleux et inacceptable", a-t-elle dénoncé.

La députée et porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée Aurore Bergé a également ironisé sur ce "3e tour social" qui remettrait en cause l'élection d'Emmanuel Macron tandis que la députée Anne-Laurence Petel, membre du bureau exécutif de LREM, a regretté la dérive d'une "revendication syndicale en appel au meurtre".

Sur twitter, les politiciens de tous bords ont réagi d'une seule voix

Une action soutenue par le syndicat Solidaire

Le porte parole du syndicat Solidaire a tenu à exprimer sa solidarité avec l'action menée par les manifestants: "Nous sommes solidaires des jeunes qui ont pris l'initiative de brûler cette effigie. Il est plus que jamais nécessaire non seulement de le faire vaciller sur son piédestal et y compris de lui faire rendre gorge".

Du côté de l'Élysée, aucun commentaire n'a encore été fait. On attend évidemment d'entendre la réponse d'Emmanuel Macron.

Déjà lu ?