La carotte et le bâton: voilà la méthode employée par Maggie De Block pour remettre les malades de longue durée au travail

Il y a du changement pour les mutualités du pays! Celles-ci vont devoir mieux gérer leurs malades si elles ne veulent pas perdre des sous. En effet, une réforme de leur financement vient d'être mise en place et elle implique d'être plus strict avec les malades de longues durée. 

Un malade de longue durée qui ne ferait pas d'efforts suffisants pour réintégrer le marché du travail pourrait impacter directement le financement de sa mutuelle. En effet, à partir de cette année, les mutuelles auront tout intérêt à être plus strictes avec ces personnes, puisqu'il va y avoir une réforme de leur financement, comme le rapporte l'Echo ce vendredi matin.

Moins de malades = plus de sous

Pour résumé, le niveau de financement d'une mutuelle dépend notamment du nombre de membres. Actuellement, un malade de longue durée ne compte pas comme un membre "ordinaire" puisqu'il représente l'équivalent d'une personne et demi. Forcément, en un sens, cela amène les mutualités à avoir plus de malades longue durée si elles souhaitent générer plus d'argent. Et c'est justement sur ce point que Maggie De Block (Open Vld), la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, veut faire bouger les choses. Elle veut inciter financièrement les mutualités du pays à pousser les malades de longue durée sur la voie de la réintégration du monde du travail. Et pour cela, 25 millions d'euros seront débloqués. Actuellement, les mutualités coûtent plus d'un milliard d'euros par an à la collectivité. Elles avaient déjà renforcé les contrôles des malades et revu à la baisse les indemnités d'incapacité de travail.

Récompenser ou financer!

Les mutualités se verront donc récompensées ou pénalisées en fonction du nombre de membres ayant repris le travail ou ceux dont le parcours de réintégration aura déjà été lancé. Autre changement : les primes obtenues par les mutuelles pour les travailleurs sans emploi seront également supprimées.

De quoi donner envie aux mutuelles de se débarrasser des malades de longue durée le plus vite possible. Le problème, c'est que personne n'est vraiment malade pour le plaisir, alors encore faut-il être apte à reprendre le travail...

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