En grand danger dans leur pays, cinq homosexuels tchétchènes sont accueillis par la Belgique

Mis en danger par la politique répressive de leurs pays, cinq homosexuels tchétchènes se sont vus accordés des visas humanitaires par la Belgique. Une décision dont s'enorgueillit le secrétaire d'État à l'Asile et aux Migrations Theo Francken (N-VA).

Menacés, torturés, battus... le quotidien des LGBT en Tchétchénie est un véritable cauchemar. "C'est pire d'être gay que d'être terroriste", avait témoigné un homosexuel dans un reportage de France 2, intitulé "Chasse à l'homme en Tchétchénie". On y apprenait qu'une véritable "purge" avait été décidée par les autorités de cette république musulmane située dans la région du Caucase, au sud de la Russie.

L'un des premiers hommes d'État européen à faire part publiquement de sa préoccupation fut le président français Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse conjointe avec Vladimir Poutine. Le président russe, connu pour son aversion envers la communauté gay, n'avait pas bronché. Cette fois, c'est la Belgique qui a décidé de faire un pas envers les gays de Tchétchénie en octroyant des visas humanitaires à cinq homosexuels tchétchènes.

La Belgique prend position

"De cette manière, la Belgique est un des premiers pays qui fait réellement quelque chose de concret dans ce dossier", a déclaré le secrétaire d'Etat à l'Asile et la migration Theo Francken à Sudpresse. Le politicien flamand souligne qu'il est "devenu évident", il y a un an, que la communauté LGBT "était maltraitée et certains de ses membres assassinés" en Tchétchénie.

La décision d'octroyer des visas s'est faite de concert "avec le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, via notre ambassade à Moscou", a-t-il précisé. Une décision prise après avoir inspecté sérieusement les profils des nouveaux venus. Le secrétaire d'Etat précise avoir "parlé avec plusieurs victimes". "J'ai écouté leurs histoires d'intimidation, d'emprisonnement, de tortures pendant des jours et des jours et de rejet par la communauté tchétchène". On espère que ce pas politique aura des répercussions sur la Tchétchénie et le reste de la communauté internationale.

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