En Fédération Wallonie-Bruxelles, plus de 7.000 enseignants nommés sont absents sans avoir quitté le métier

Les chiffres viennent de tomber : 7.072 enseignants nommés ne donnent plus cours mais n'ont pas quitté le métier. Résultat, ils sont toujours à charge de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Des absences qui pèsent lourd sur le budget.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, il y a 7.072 enseignants qui sont actuellement mis en disponibilité, selon les derniers chiffres révélés par la ministre de l'Éducation, Marie-Martine Schyns à Sudpresse. Ce qui veut dire que ces enseignants nommés n'ont pas l'entièreté ou la totalité de leurs heures de cours attribuées, pour diverses raisons.

Parmi les motifs, 13,5 % des enseignants concernés sont en mise à disponibilité pour défaut d'emploi, tandis que 47,2 % y sont pour convenances personnelles précédant la pension de retraite (DPPR). 21,7 % de ces enseignants y sont pour cause de maladie (1.536), 14,3 % pour convenances personnelles (1.012) et 3,1 % pour cause de mission (220) et 0,1 % à cause d'une mesure d'ordre (8). C'est-à-dire que ces enseignants ne donnent plus cours et ne sont pas encore pensionnés mais n'ont cependant pas encore quitté le métier.

Un budget lourd

Si ces chiffres sont impressionnants, ils comprennent aussi bien ceux qui sont mis en en arrêt maladie que les autres. Autrement dit, ceux qui par exemple, ne disposent pas d'assez d'élèves pour donner la totalité de leurs heures et qui ne peuvent pas non plus prendre des heures dans un autre cours. Résultat, ces profs nommés se verront être mis en disponibilité. Mais ce n'est pas tout. Cela concerne également les enseignants qui sollicitent une mise à disponibilité avant la pension. Mais ceux-là même sont moins nombreux qu'avant. En effet, il y a 2.000 enseignants de moins qui sont mis à disponibilité pour cause de DPPR qu'en 2016 comme le rapporte Sudpresse. Ce qui s'explique par les règles qui ont changé concernant les départs anticipés à la retraite. Mais même si le nombre d'enseignants mis en disponibilité diminue, il représente pourtant encore plus de 114 millions d'euros dans le budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles en 2017.

Alors que ces enseignants ne prestent plus d'heures, dans le même temps, la pénurie de profs continue de s'aggraver. Un constat qui pose évidemment question sur le système mis en place. Mais enseigner est bien plus compliqué qu'il n'y paraît et présente une certaine pénibilité. C'est pourquoi, le métier d'enseignant pourrait être considéré comme un métier pénible d'ici peu, si les politiques arrivent à se mettre d'accord. À ce moment-là, peut-être que ça changera la donne sur le nombre de profs mis en disponibilité?

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