Le Prince Laurent en a gros sur la patate: juste avant le vote sur sa dotation, il a adressé une longue lettre aux députés

Juste avant le vote concernant la réduction de sa dotation de 15%, le Prince Laurent s'est livré dans une longue lettre de trois pages adressée au président de la Chambre. Le frère cadet du Roi semble toujours autant affecté par cette situation et malheureusement pour lui, ça ne devrait pas s'arranger au terme de la décision que les députés prendront. 

Il ne faut plus attendre que quelques heures avant que la sanction concernant la dotation du Prince Laurent ne tombe. En effet, ce jeudi après-midi, les députés du Parlement Fédéral se réunissaient pour décider du sort qui sera réservé au Prince Laurent. C'est donc aujourd'hui que tout se joue puisqu'à l'issu de cet ultime vote, les députés décideront ou non de réduire sa dotation. Même si il y a peu de chances pour que la décision lui soit favorable, le Prince Laurent a voulu jouer ses dernières cartes.

Une sanction néfaste

Dans une longue lettre envoyée, par le biais de son avocat, Me Laurent Arnauts, au président de la Chambre, il a tenu à rappeler l'injustice de cette procédure. Il dénonce d'abord "l'absence de procès équitable" avant de leur rappeler que la sanction retenue pourrait lui être très néfaste: "J'attire votre attention sur la dimension symbolique sans équivalent de la décision qui sera la vôtre. Elle est susceptible de me causer un préjudice grave, et difficilement réparable", écrit-il.

"C'est de mon existence que l'on fait le procès"

Pour lui, ce procès ne date pas d'hier: "C’est de mon existence même que l’on fait le procès, et ce procès a commencé il y a bien longtemps. Il est sans cesse mené dans les médias, et sans doute dans vos esprits comme dans celle de certains compatriotes", regrette-t-il ensuite.

Toujours selon ses propos, il se sent victime dans cette affaire: "La plupart ne le savent pas, beaucoup font mine de l’oublier : depuis ma plus tendre enfance, mon existence a été mise au service de mon frère, de ma famille, et de l’Etat. Je n’ai pas pu travailler comme je l’entendais, ni lancer des projets qui eussent permis mon indépendance. Je devais même obtenir l’autorisation pour me marier, et aujourd’hui encore l’on me fait payer pour avoir choisi une femme que j’aime, sans titre ni fortune. Cette dotation, que l’on parle de réduire ou supprimer au gré des vents politiques ou médiatiques, est le prix d’une vie, le prix de ma vie, qui est largement derrière moi aujourd’hui."

15% de moins

Il ne manque pas non plus de rappeler "les trois quarts de cette dotation constituent des frais de fonctionnement, soumis à un contrôle strict de la Cour des comptes". Raboter sa dotation de 15% reviendrait à le priver de 46.200 euros en moins de sa dotation totale, qui s'élève à 308.000 euros sur l'année. Reste à voir ce que les députés trancheront.

Déjà lu?