La réponse de Trump à l'épidémie de drogue: un vaccin contre la dépendance

Donald Trump veut financer la recherche sur un vaccin contre la toxicomanie. Avec l'introduction de la peine de mort pour les trafiquants et la construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, c'est sa méthode singulière pour lutter contre la pire épidémie de drogue que les États-Unis aient jamais connue.

Dans un discours au New Hampshire, Trump a rassuré les Américains: "Je vous dis que le fléau de la toxicomanie s'arrêtera en Amérique", a déclaré Trump dans la ville de Manchester.

Les États-Unis traversent actuellement la pire épidémie de drogue que le pays ait jamais connue. (Lire: Les États-Unis des toxicos: toutes les 8 minutes, un Américain meurt d'une overdose). Le président a été fort critiqué pour avoir réclamé un "état d'urgence pour la santé publique" il y a six mois sans avoir depuis établi de plan d'action concret ni d'avoir réuni de fonds pour financer cela. Au New Hampshire, un état où le problème de l'addiction est encore plus grand qu'ailleurs, Trump est enfin arrivé avec un plan (un peu) plus concret.

Des points importants de son approche avaient déjà été divulgués. Par exemple, Trump pense que les trafiquants d'analgésiques illégaux (tels que l'héroïne) devraient recevoir la peine de mort. Il a fait référence aux pays qui pratiquaient la "tolérance zéro" envers les trafiquants de drogue, sans nommer ces pays, et a déclaré qu'ils n'avaient plus de problème de drogue.

La peine de mort ne fonctionne pas

Ce qui est un non-sens total. Il n'y a aucune donnée qui appuient les déclarations de Trump. Singapour, l'un de ces pays auquel Trump fait parfois référence, ne publie pas de chiffres fiables, mais ses rapports de police montrent qu'ils n'ont pas confisqué moins de drogues ces dernières années. Au contraire, ils en ont confisqué plus.

Les États-Unis rejoindraient de la sorte la fameuse liste des pays où la peine de mort est encore appliquée pour des faits de drogue: l'Iran, l'Arabie saoudite, la Chine, Singapour et l'Indonésie.

Trump a reconnu que la peine de mort pour trafic de drogue n'était peut-être pas applicable: "Peut-être que notre pays n'est pas prêt pour cela." Il veut également faire tout ce qu'il peut pour empêcher les drogues d'entrer aux États-Unis. Sa solution est de construire un mur à la frontière avec le Mexique. Il est convaincu qu'au final, même les Démocrates voudront de son mur le long de la frontière avec le Mexique,

On estime que 2,6 millions d'Américains sont dépendants des analgésiques lourds. Et comme les opiacés sont chers, de nombreux consommateurs lui préfèrent l'héroïne, moins chère mais illégale. Pour inverser cette tendance, Trump veut améliorer l'éducation et limiter le comportement prescripteur des médecins. Dans trois ans, le nombre de prescriptions doit avoir diminué d'un tiers, souhaite le président.

Vaccin

De nombreuses vies ont déjà été sauvées avec du Naloxone ou du Narcan, un remède qui contrecarre l'effet d'une overdose d'analgésiques. Du coup, Trump estime que ce remède devrait être disponible partout.

Il croit également que plus de recherche devrait être réalisée dans la création de nouveaux remèdes. En décembre, il a été annoncé que les scientifiques avaient mis au point un vaccin qui contrecarre la dépendance à l'héroïne chez les souris et les rats. Les anticorps dans le vaccin empêchent la production d'un effet euphorique.

Trump souhaite que le vaccin soit également mis à la disposition des gens, bien que, selon les experts, cela devrait prendre un certain temps. Combien d'argent le président veut investir dans l'enquête? On ne le sait pas encore.

Le vaccin auquel Trump fait référence a été présenté en décembre par des chercheurs du Walter Reed Army Institute of Research. La question est de savoir si cela fonctionne sur les gens. Le problème est qu'en principe, le vaccin ne fonctionne qu'à court terme et nécessite des doses répétées.

En passant, un tel vaccin serait volontaire de toute façon. Trump est fortement opposé à la vaccination obligatoire. (Lire: De pire en pire: Trump veut que Robert F. Kennedy Jr, un dangereux anti-vaccin, préside une commission sur la sûreté des vaccins)

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