Les violeurs qui ont recours à des drogues doivent être punis plus sévèrement, réclame l'Open VLD

L'Open VLD demande à ce que les peines pour les violeurs qui droguent leurs victimes soient plus strictes. "Notre projet de loi devrait en faire une circonstance aggravante", a déclaré la députée Carina Van Cauter. Les quatre hommes, qui sont soupçonnés d'avoir violé deux touristes néerlandaises le week-end passé, risquent dès lors jusqu'à 15 ans de prison.

Le juge d'instruction à Anvers a fait arrêter trois hommes hier, dans l'affaire du viol collectif de deux touristes d'origine néerlandaise. Un premier homme avait déjà été arrêté dimanche. Les quatre individus d'une vingtaine d'années - trois venant d'Anvers, le quatrième de Tamise - sont soupçonnés de viol, de vol et de non-assistance à personne en danger.

Les deux femmes auraient été droguées vendredi soir dans la discothèque Roxy avant d'être emmenées à leur chambre d'hôtel pour se faire violer. Si les quatre hommes sont reconnus coupables, ils risquent entre 5 à 10 ans de prison. Mais pour l'Open VLD, la peine pour de pareils viols devrait être plus lourde.

"En droguant la victime d'abord, vous aggravez les choses", explique la députée Carinan Van Cauter au Nieuwsblad. "Une victime assommée ne peut se défendre d'aucune façon. Même après le viol, la victime reste étourdie et, elle ne sait pas appeler à l'aide."

Pas de résistance

Il y a quelques années encore, les violeurs qui droguaient leur victimes pouvaient parfois éviter la prison avec une technique vraiment dégueulasse: en prouvant que les victimes n'avaient pas résisté. Soit, en d'autres termes, en faisant croire à la justice que la victime était consentante.

"Une réforme de la loi en 2015 a déjà mis fin à cela", ajoute Van Cauter, qui explique qu'il est déjà plus difficile qu'autrefois pour un violeur de s'en sortir. Mais ce n'est pas suffisant. L'Open VLD veut aller plus loin. "L'administration de médicaments ne doit pas seulement être pénalisée, mais aussi devenir une circonstance aggravante dans les viols."

Si le projet de loi déposé par Van Cauter est accepté, la peine pour un viol avec usage de Rohypnol ou de GHB passerait alors de dix à quinze ans de prison. Pour la députée libérale, il est important de mettre le doigt sur le grave problème du viol et permettre à la parole de se libérer. L'année passée, 11.267 plaintes ont été déposées contre 9.786 l'année précédente.

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