"Je me sens plus libre": c'est un Vincent transformé qui a quitté Top Chef

La 100e de Top Chef a été fatale à Vincent. Chef de son propre restaurant à Paris, le trentenaire a été éliminé sans s'être vraiment foiré sur sa tomate farcie lors de l'épreuve de la dernière chance. Frustrant, même s'il ne ressort que du positif de son aventure.

Il était l'un des favoris annoncés de cette 9e saison de Top Chef. Débarqué avec une réputation flatteuse, chef de son propre restaurant (à Paris, s'il vous plait) à seulement 33 ans, Vincent quitte finalement les cuisines à l'issue d'une émission riche en rebondissements et en émotions. Il laisse l'équipe de Michel Sarran ("quelqu'un de pédagogue, de toujours à l'écoute, de bons conseil") avec seulement deux candidats. Frustrant.

"Une faute de parcours"

Car Vincent n'aura pas réussi à faire la différence lors de la première épreuve malgré son alchimie avec Ophélie Meunier. "C'était cool d'avoir pu faire cette épreuve avec elle. Elle a la gnaque, cet esprit de compétition", nous confesse-t-il. Ni lors de l'épreuve incroyable devant les 100 meilleurs ouvriers de France, où il avoue s'être "planté". "Il y avait beaucoup de pression, c'était palpable. Il y avait un juré de 100 meilleurs ouvriers de France. Je me suis peut-être mis une charge de travail qui était mal calculée. Au final, j'ai sorti quelque chose, mais c'est une faute de parcours."

De quoi forcément lui laisser un peu de regrets: "Du moment où j'ai intégré le concours Top Chef, le but est d'aller le plus loin possible. Je suis forcément déçu". Mais il ne retient que le positif de cette "très belle expérience" qu'est Top Chef qui lui aura beaucoup appris sur lui-même. "Je me sens plus libre, j'ai pas mal évolué dans ce que je fais, dans mon approche. Je fais des trucs maintenant que je n'aurais pas osé faire avant l'émission. La vie est comme ça, on a rien à perdre, il faut foncer. On réfléchit trop des fois. Si ça ne marche pas, c'est la vie."

"Je ne contrôle pas mon image"

Une philosophie qu'il n'a pas mise en pratique d'emblée dans l'émission: "Ce qu'il m'a manqué ? Un brin de folie, un peu plus d'écoute, un peu de communication. J'ai déjà mon type de cuisine, un univers qui m'est propre. C'était difficile pour moi de m'exprimer, d'exprimer ma cuisine en 30 minutes ou 1 heure. Je me suis mis beaucoup de barrières en fait. Le freestyle, j'ai un peu de mal".

Une sorte de mea-culpa bien loin de l'image qu'il dégageait dans Top Chef, puisque son assurance lui a été reprochée sur les réseaux sociaux. Pas de quoi réellement le perturber: "C'est le risque de la télé-réalité. Je ne contrôle pas mon image ou les montages. Je le savais avant de faire Top Chef, je l'ai pris en compte. Après, je ne réponds pas, ça me passe au-dessus."

Il a plus de mal à laisser passer les critiques sur l'émission en elle-même ou sur la qualité des candidats, avec qui ils échangent quotidiennement dans un groupe WhatsApp. "J'ai vu pas mal de commentaires selon lesquels 'c'était de la merde', qu'on faisait n'importe quoi. Mais je mets au défi n'importe quel professionnel de le faire. C'est facile d'être derrière sa télé ou sur Twitter et de s'enflammer ou critiquer. Mais une fois qu'on y est, ça n'a rien à voir. Et tout le monde vous le dira", tacle-t-il, sans préciser qui il vise.

Un nouveau challenge cet été

Ce qui est sûr, c'est que cette aventure Top Chef a donné des idées à Vincent. "Je pense fermer mon restaurant d'ici fin juillet, partir sur un autre projet", nous avoue-t-il. "À Paris ou ailleurs, mais plutôt à Paris." Et il a une idée précise de ce qu'il veut dans ce futur lieu "classe, mais sans chichi": "Je n'ai pas envie de faire une cuisine élitiste, je veux un lieu de partage, que tout le monde puisse venir manger chez moi. J'ai envie que les gens se sentent bien." Un nouveau projet qu'il pense démarrer en solo, glissant toutefois en rigolant: "Mais si des investisseurs sont intéressés...". Le message est passé.

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