En 2017, Google a dégagé 100 pubs par seconde et voilà pourquoi

L'année dernière, Google a censuré 3,2 milliards de pubs mensongères, soit plus d'une centaine par seconde. Bien sûr, c'est une bonne chose pour nous tous... mais aussi pour le géant de Mountain View.

Google a publié hier dans un article de blog le bilan annuel de sa lutte contre les publicités mensongères en 2017. En 2016, il n'en avait bloqué "que" 1,7 milliard, et en 2015, seulement 780 millions.

De même, il aurait bloqué 79 millions d’annonces publicitaires guidant les internautes vers un site contenant un logiciel malveillant, 66 millions d’autres annonces contenant un lien URL malveillant, et 48 millions de publicités déclenchant l’installation d’un logiciel nuisible.

De plus en plus ciblé

En outre, Google aurait interdit à 320 000 annonceurs de publier leurs contenus, qu’il estimait intolérants, discriminatoires ou dangereux. Elle aurait également exclu 90 000 sites Internet et 700 000 applications mobiles de son réseau.

L'année dernière, la firme a introduit un nouveau niveau de surveillance, et désormais, elle n'évalue plus seulement les sites internet dans leur globalité, mais aussi au niveau de leurs pages individuelles. Cela l'a conduite à bloquer plus de 2 millions de pages par mois. En outre, elle a également bloqué 12 000 sites qui avaient plagié leur contenu.

Les produits financiers un peu trop alléchants sont dans le collimateur

Cette année, Google veut s'attaquer aux produits financiers trop complexes présentant des niveaux de risque dangereux. C'est sans doute dans ce contexte qu'elle a annoncé ces derniers jours qu'elle allait interdire les publicités pour les monnaies virtuelles, à partir du mois de juin. Elle a déjà interdit les publicités pour les prêts à taux usuraires, et durci les conditions d'annonces pour les paris en ligne.

Ce n'est pas que pour ton bien...

Derrière la tentative de la firme de redorer son blason et de donner l'image d'une entreprise vertueuse, soucieuse de la qualité de ses services, se cache une véritable nécessité. Si les contenus se dégradent trop, les internautes finiront par se détourner de l'internet, privant le géant de sa mine d'or. Il en va donc de sa survie, en quelque sorte.

En outre, de plus en plus de sociétés commencent à s'inquiéter de la diffusion de contenus haineux ou extrémistes en parallèle de leurs annonces. L'année dernière, des recherches menées par le journal britannique The Times avaient montré que les négationnistes, les sites racistes et ceux qui promeuvent le viol se sont vu rétrocéder de fortes sommes d’argent de la chaîne vidéo YouTube. Par exemple, des spots publicitaires pour HSBC, Armani et la BBC ont été diffusés en marge de vidéos de David Duke, l'ancien dirigeant du Ku Klux Klan. Certaines de ces vidéos ont été visionnées des centaines de milliers de fois.

Récemment, la multinationale anglo-néerlandaise Unilever a menacé de cesser de confier ses campagnes de publicités à Google et Facebook si les deux géants de l’Internet ne prenaient pas des mesures pour éviter la propagation de fausses nouvelles, les contenus discutables, et ceux dont le seul objet est de monter les gens les uns contre les autres.

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