Encore un qui saute! Trump dégage son secrétaire d'État, Rex Tillerson, mais son remplaçant n'est pas un cadeau

L'équipe Trump se renouvelle une fois de plus. Deux semaines après le départ de Hope Hicks, la quatrième directrice de la communication de la Maison-Blanche, et une semaine après la démission du conseiller économique, Gary Cohn, c'est au tour du secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, de quitter le navire. Pour le remplacer, Trump a déjà choisi Mike Pompeo, l'actuel directeur de la CIA. Mais vu le personnage, ce ne sera pas un cadeau pour les États-Unis.

Trump s'est levé du bon pied ce matin. Dans un tweet matinal (heure locale), il a annoncé le départ de son secrétaire d'État, Rex Tillerson. Ce n'est pas une grosse surprise, puisque la rumeur courait depuis plusieurs mois.

En effet, les rapports entre les deux hommes se sont fortement dégradés ces derniers mois, tant ils se frittaient sur bon nombre de dossiers. Par exemple, Rex Tillerson était favorable au maintien des États-Unis dans l'Accord de Paris et au respect de l'accord nucléaire avec l'Iran, tout le contraire du président américain.

L'ex-patron du géant pétrolier Exxon Mobil n'avait pas non plus soutenu Trump suite au refus de ce dernier de condamner les suprémacistes blancs lors des rassemblements néonazis de Charlottesville en août. Le désormais ex-chef de la diplomatie aurait carrément traité le président de "putain de débile" et aurait menacé de démissionner, lors d'une réunion au Pentagone en juillet, révélait en octobre NBC News. Des informations que la Maison-Blanche avait bien sûr démenties sur le champ.

Mike Pompeo, cet ultra-conservateur, pro-torture, qui ne croit pas au réchauffement climatique

Selon les informations du Washington Post, Trump avait déjà demandé vendredi dernier à son secrétaire d'État de démissionner, raison pour laquelle il a écourté son voyage en Afrique pour revenir dare-dare à Washington.

Comme courait aussi la rumeur depuis le mois de décembre, c'est Mike Pompeo, l'actuel directeur de la CIA, qui lui succédera. "Mike Pompeo, directeur de la CIA, deviendra notre nouveau secrétaire d'État. Il fera un job fantastique! Merci à Rex Tillerson pour son service! Gina Haspel deviendra la nouvelle directrice de la CIA, et la première femme choisie à ce poste. Félicitations à tous!", a ainsi annoncé Donald Trump sur son compte Twitter.

Sauf que ce n'est pas un mal pour un bien, que du contraire. Climatosceptique convaincu, sa position est très conservatrice sur bon nombre de dossiers. Le militaire de 54 ans, proche du Tea Party, est, par exemple, favorable à l'espionnage de masse de dirigeants étrangers et veut d'ailleurs voir Edward Snowden (l'homme qui a révélé les détails de plusieurs programmes de surveillance de masse américains et britanniques) jugé et condamné à mort. Il a également critiqué la décision de l'administration Obama de fermer les prisons secrètes de la CIA et de faire respecter aux interrogateurs sur place les lois anti-torture. Tout comme Trump, il était aussi pour ne plus certifier l'accord nucléaire avec l'Iran. C'est certain, Pompeo et Trump risquent de bien s'entendre.

Cette décision surprise a été prise par Trump dans le but de changer son équipe en vue du sommet avec la Corée du Nord qui aura lieu au mois de mai, indique un haut responsable américain au Washington Post. Il avait surtout besoin de s'entourer de gens sur la même longueur d'onde que lui...

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