Retournement de situation: le patron d'ING n'aura finalement pas un salaire de 3 millions d'euros par an

Il était prévu qu'il reçoive une augmentation de salaire de 50%, mais finalement ce ne sera pas le cas! Ralph Hammers, patron d'ING, devra donc se "contenter" de son salaire annuel d'1,75 million d'euros. Sous la pression sociale, sa revalorisation salariale n'aura pas lieu. 

La semaine dernière, ING annonçait vouloir augmenter son patron. Leurs arguments? La volonté "d'attirer et de retenir les personnes compétentes" ainsi qu'"une mise en conformité du salaire avec ce qui se fait sur le marché".

Mais les réactions ne se sont pas fait attendre: "Indécence!"? a réagi directement sur Twitter Ahmed Laaouej, chef de file PS à la Chambre. Mais il n'était pas le seul à vouloir empêcher cette revalorisation salariale.

Wopke Hoekstra, ministre néerlandais des Finances, n'a également pas apprécié l'idée: "ING n'est pas une biscuiterie mais une institution financière. Cela mine la confiance dans les banques en général et dans ING en particulier", a t-il déclaré lors de la réunion de l'Eurogroupe.

Marche arrière toute!

Concrètement, le salaire de Ralph Hammers devait passer de 1,75 à 3 millions par an. Mais suite aux réactions négatives unanimes de l'opinion publique, des actionnaires et du monde politique, le conseil d'administration du groupe ING a fait marche arrière. Aucune revalorisation de salaire n'aura donc lieu.

Le conseil d'administration du groupe bancaire affirme dans un communiqué retirer sa proposition: "Ces derniers jours, de nombreux clients, employés et actionnaires nous ont fait part de leur avis", explique Jeroen van der Veer, président d'ING. "En tant que conseil d'administration, nous sommes attentifs à cela et regrettons l'émoi causé par notre proposition. Nous réalisons avoir sous-estimé l'avis des citoyens aux Pays-Bas sur un sujet visiblement sensible. Afin d'éviter des discussions sans fin, dommageables pour l'image d'ING et de ses employés, nous avons revu notre position."

Alléluia!

Tout le monde semble accueillir la nouvelle avec joie. Le parlement s'est dit satisfait de cette décision: le leader de Groen, Jesse Klaver, qui travaille sur une loi pour empêcher les augmentations de salaire des banquiers, "victoire importante". Les partis CDA et D66 ont aussi salué la mesure.

La confédération syndicale des Pays-Bas (FNV), par la voix de son responsable Gerard van Hees, salue la capacité à oser reconnaître leurs erreurs. "Cela inspire confiance dans le secteur bancaire."

Sur les réseaux sociaux, certains s'amusent de la situation: "Hey, qu'est-ce que c'est que ça? Cette augmentation de salaire de Ralph Hamers ne sera pas acceptée? Nous le privons de l'opportunité de gagner 20 fois la norme. Très regrettable. Afin de ne pas laisser tomber le PDG, je propose le #RalphHamersfonds", ironise un internaute sur Twitter.

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