Dur, dur d'être flic: 50% des candidats ratent le test d'aptitude de la police de la route

Les tests d'aptitude pour entrer dans la police de la route sont-ils trop difficiles ou est-ce la nouvelle génération de candidats qui n'a pas le niveau? Il semblerait que ce soit un peu des deux. Résultats: 50% des candidats échouent au test d'aptitude et les polices régionales belges sont en déficit de motards.

C'est un fait: la police de la route est en déficit. Une étude réalisée en mars 2017 par la direction de la police de la route (DAH) révélait qu'il manquait plus de 20% de personnel dans les neufs unités qui couvrent routes, autoroutes et pistes de Belgique. Face à cette pénurie, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) avait promis d'engager 83 nouvelles têtes.

Problème: il faut que les candidats soient à la hauteur du poste. Et actuellement, cela semble compliqué. Selon une info de Sudpresse, 50% des candidats se font recaler au test d'aptitude. "On ne parle, ici, que d’un test d’aptitude où on estime que les gens sont capables, ou pas, de rouler à moto", précise un policier au quotidien. Et parmi les candidats, certains avaient déjà pour habitude de rouler en moto.

Test trop dur?

"Rien que pour le Brabant, on a eu 32 échecs ou retraits sur 58", ajoute le policier. Du coup, certains se demandent: est-ce le test qui est trop dur ou le niveau des aspirants "vigiles des routes belges" qui dégringole? Ce serait un peu des deux, selon un autre policier régional interrogé par Sudpresse.

"Il y a un nivellement par le bas", ajoute cette source, catégorique. "De moins en moins de candidats policiers connaissent leur code de la route. Il y a parfois des jeunes qui viennent se présenter lors des tests et qui ne savent même pas vous citer le montant des amendes pour des faits bien précis. C’est pourtant la base des connaissances pour un policier de la route."

Mais l'autre source tempère. Le problème serait aussi institutionnel. "50 % d’échecs dès le début, c’est trop. Il y a un problème au niveau de la formation donnée par l’Académie nationale de Police (ANPA)". Mais que la cause de ce déficit soit liée aux compétences des candidats ou à la qualité de l'examen, le souci reste le même: il y a un manque criant de policiers de la route et certains policiers seraient prêts à engager de mauvais éléments plutôt que pas d'éléments du tout. Et ça, c'est inquiétant.

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