Aux Jeux Olympiques, la Russie aurait hacké des centaines d'ordinateurs puis accusé la Corée du Nord

Site web indisponible, tickets impossibles à imprimer, sièges vides, diffusion coupée... c'est ce qui s'est produit à l'ouverture des Jeux Olympiques de Peyongchang suite à une cyberattaque. Le Washington Post révèle que les coupables seraient les Russes et que ces derniers auraient tenté de mettre la faute sur la Corée du Nord.

Des espions militaires russes ont piraté plusieurs centaines d'ordinateurs utilisés par les autorités lors des Jeux olympiques d'hiver de 2018 en Corée du Sud, selon les services secrets américains cités par le journal américain Washington Post. Les Russes auraient réalisé ces attaques en faisant croire qu'elles étaient l'oeuvre de la Corée du Nord.

Les autorités de Pyeongchang ont reconnu que les Jeux avaient été frappés par une cyberattaque lors de la cérémonie d'ouverture du 9 février, mais elles avaient refusé d'accuser la Russie. Ce soir-là, il y a eu des coupures d'Internet, des problèmes de diffusion et le site web des Jeux olympiques était plusieurs fois indisponible. Conséquence de cette attaque: des participants ont été incapables d'imprimer leurs billets pour la cérémonie et de nombreux sièges sont restés vides.

"False-flag"

L'attaque produite ce jour-là est catégorisée comme "false-flag", ou attaque sous faux pavillon. En gros, les hackers laissent de fausses traces pour faire croire que c'est un autre pays qui est responsable du piratage, en l’occurrence la Corée du Nord.

Selon le Toronto Star, cette attaque serait survenue comme représailles contre la décision du Comité International Olympique de renvoyer l'équipe russe des Jeux d'hiver pour cause de dopage. Aucun représentant de la Fédération olympique russe n'a été autorisé à participer cette année. Et même si certains athlètes ont été autorisés à concourir en tant que "Athlètes olympiques de Russie", ils n'ont pas pu arborer le drapeau russe sur leurs uniformes et l'hymne national n'a pas été joué.

Dimanche

Certains responsables du renseignement américain ont déclaré au Post qu'ils craignaient que la Russie ne retente une attaque du même genre dimanche lors des cérémonies de clôture. "Nous surveillons cela de très près", a déclaré un responsable américain. "C'est essentiellement un problème coréen" mais "nous allons aider les Coréens comme demandé", a-t-il ajouté.

Si la Russie était parvenue à faire porter le chapeau à la Corée du Nord, cette attaque aurait été d'autant plus problématique que pour la première fois depuis des années, les deux Corée ont opérée un rapprochement très intéressant: une équipe composée d'athlètes des deux nations a été créée pour concourir conjointement dans le tournoi féminin de hockey sur glace

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