Pour convaincre le conseil d'administration d'Anderlecht, Marc Coucke a dû rajouter 5 millions à son offre initiale

Fin décembre 2017, l'homme d'affaires Marc Coucke remportait les enchères et devenait l'heureux acquéreur du Sporting d'Anderlecht. Ce vendredi, quelques détails sur l'achat du club sont parus dans la presse et on se rend compte que les enchères n'ont pas vraiment été équitables.  

le 20 décembre dernier, Marc Coucke rachetait à la surprise générale le Sporting d'Anderlecht. Le club bruxellois avait reçu plusieurs offres mais ont finalement décidé de placer leur confiance entre les mains de l'homme d'affaires flamand, propriétaire du KV Ostende. Ce vendredi, on apprend quelques détails concernant la vente d'Anderlecht et c'est assez bizarre.

À la base, Anderlecht considérait vraiment quatre offres: celle de Coucke et ses 55,5 millions pour 74% des parts du club. Celles de Wouter Vandenhaute et Johan Beerlandt qui étaient sensiblement les mêmes que l'offre de Coucke. Et enfin, il y avait aussi celle de Paul Gheysens, patron de Ghelamco, et ses 91 millions.

Un CA pas fan de Coucke

Le problème, c'est que beaucoup de membres du conseil d'administration mauve n'étaient pas vraiment chauds à l'idée de céder le club à Marc Coucke. Cela a créé de vives débats et ils ont finalement décidé d'appeler Marc Coucke par téléphone. Ils ont alors demandé à l'homme d'affaires de rajouter 5 millions d'euros à son offre initiale. Après un petit temps de réflexion, Marc Coucke a finalement accepté et on connait la suite.

Tu t'en doutes, cette manière de faire du CA n'a pas plu à tout le monde. Certains candidats ont très mal pris le fait que Marc Coucke ait pu ajuster son offre après que toutes les offres aient été soumises. "Dans un match d'enchères normal, il y a différentes parties sur un même pied d'égalité. Mais ce n'est pas arrivé ici" a déclaré l'un des candidats.

À la fin de l'année 2017, Anderlecht affichait une perte d'exploitation de 20 millions d'euro et dépassait de 5 millions la limite de son crédit auprès de la banque BNP Paribas. D'ailleurs, les observateurs supposent que Marc Coucke sera obligé d'injecter de l'argent supplémentaire pour rendre Anderlecht sein financièrement. La tâche sera ardue dans un club qui ne respire pas la santé aussi bien financièrement que sportivement. Marc Coucke prendra réellement les rennes du club le 1er mars prochain.

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