Les voitures autonomes n'emballent pas tous les conducteurs, que du contraire

Aux États-Unis, l'idée de devoir voyager dans une voiture autonome ne plaît pas à un usager sur deux. Cette conclusion est issue d'une nouvelle étude du consultant Gallup, réalisée auprès d'un échantillon de 3.000 personnes. Malgré le fait que ce sondage dévoile le peu d'enthousiasme que suscitent les voitures autonomes, les personnes de 18 à 35 ans sont cependant plus positives à l'idée de devoir conduire un jour ce type de véhicule. 

Le sondage contient peu de bonnes nouvelles pour le secteur automobile qui, ces dernières années, a beaucoup investi dans le domaine de la technologie autonome censée rendre populaire la voiture électrique.

Si de larges segments de la population nourrissent des doutes sur l'utilisation de véhicules autonomes, la commercialisation de ces deux technologies pourrait être retardée ou entravée.

Selon ce sondage, 59% des personnes interrogées seraient mal à l'aise à l'idée de prendre place chaque jour dans une voiture autonome. 62% des répondants seraient mal à l'aise à l'idée de partager la route avec des véhicules autonomes.

© Otto

A l'époque, c'était la même chose avec les smartphones

Gallup se pose néanmoins des questions sur ces impressions négatives et fait remarquer que dans un sondage similaire en 2000, près d'un quart des personnes affirmaient qu'elles ne se procureraient jamais un smartphone, une technologie qui a maintenant un taux de pénétration de 100%.

Le sondage n'est pas sans importance en ce qui concerne la consommation d'énergie, qui sous l'impulsion du partage de voitures et de services alternatifs de taxis, doit garantir le développement des voitures électriques.

Dans le BP Energy Outlook 2018, paru cette semaine, la compagnie pétrolière britannique prévoit que les voitures électriques, qui pour le moment n'occupent qu'une part marginale du marché de l'automobile, occuperont en 2040 déjà 15% de ce marché, mais totaliseront 30% de tous les kilomètres parcourus, justement parce que la demande pour les voitures autonomes et les véhicules partagés augmentera considérablement.

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