Donald Trump a la solution pour éviter de nouvelles fusillades: autoriser le port d'armes pour les enseignants

Une semaine après la terrible fusillade dans une école de Parckland en Floride, Donald Trump a rencontré ce mercredi des rescapés du lycée en question. Une étudiante lui a demandé de prendre "les bonnes décisions" pour éviter de nouveaux massacres et voici ce que le président propose: armer les enseignants et le personnel des écoles pour qu'ils puissent intervenir avant que les forces de l'ordre arrivent sur place. Ce n'était pas vraiment ce qui était attendu....

C'est fou comme Donald Trump parvient à nous surprendre à chaque fois. Mercredi, il recevait à la Maison Blanche des rescapés et des proches de victimes de la terrible fusillade de Parckland en Floride. Ils ont longuement discuté et le président en a profité pour donner quelques pistes pour éviter que de ce genre d'évènement se reproduise dans les écoles américaines. Tu pensais limiter, voire carrément supprimer le port d'armes? Pas du tout: Donald Trump envisage en fait d'armer les professeurs et le personnel des écoles.

"Evidemment, cela s’appliquerait uniquement aux enseignants sachant manier une arme" a nuancé Trump en précisant que 20% des effectifs pédagogiques seraient armés. Dans cette éventualité, les profs porteraient leur arme discrètement et devraient suivre une formation préalable. Pour l'instant, cela ne reste qu'une possibilité, rien de concret. En tout cas, l'idée ne plait pas à tout le monde: "Je ne pense pas que les enseignants doivent être armés. Je pense qu’ils doivent enseigner" a déclaré le shérif Scott Israel qui est intervenu la semaine passée dans le lycée de Floride.

Antécédents

Ce n'est pas tout, le président a fait une autre promesse: "Nous allons y aller très fort sur les vérifications d’antécédents" a-t-il assuré. Ainsi, chaque personne désireuse d'acheter une arme devra présenter ses antécédents médicaux, psychiatriques et judiciaires. Le but étant, évidemment, de ne pas donner une arme à une personne instable et dangereuse.

Le locataire de la Maison Blanche a également promis plus de fermeté concernant l'âge légal pour acheter une arme. Car Nikolas Cruz, l'auteur de la fusillade en Floride, s'était procuré un fusil d'assaut à seulement 19 ans dans un pays où l'alcool est interdite aux moins de 21 ans. Plutôt une bonne idée sur le papier qui ne plait absolument pas à la NRA, la National Rifle Association qui ne veut pas "faire payer à des citoyens respectueux de la loi les actes malfaisants de criminels." L'association souveraine en matière d'armes aux USA s'est faite copieusement sifflée hier soir à la Maison Blanche mais ne semble pas changer sa position. En effet, sa représentante Dana Loesh a préféré insister sur la santé mentale du tireur et non sur le problème des armes.

"Plus jamais ça"

Si la NRA semble inflexible, la colère gronde un peu partout aux États-Unis. Ce mercredi à Tallahassee en Floride, des jeunes ont envahi les rues pour réclamer un durcissement de la législation sur les armes à feu grâce au slogan indémodable "plus jamais ça". "Que ces vies puissent être volées sans changement serait un acte de trahison à l’égard de notre grand pays", a déclaré Lorenzo Prado, un des nombreux orateurs à lancer des appels poignants au micro. Le 24 mars prochain, une manifestation beaucoup plus grande aura lieu à Washington pour répéter ces revendications.

Ils peuvent en tout cas compter sur le soutien de Michèle Obama qui a déclaré sur Twitter être "pleine d’admiration pour les élèves extraordinaires de Floride. La lutte contre les armes individuelles exige un courage et une endurance inexorables."

Voici à quoi ressemblait le rassemblement à Tallahassee en Floride

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