Petit coup d'mou? Les Belges sont moins heureux et plus déprimés qu'avant

Il est où le bonheur, il est oùùù? Visiblement pas en Belgique! Le Bureau Fédéral du Plan a évalué notre niveau de bien-être et on ne peut que constater qu'on a pas fort le "smile" chez nous, pourtant on est plus riche qu'avant. Comme quoi, l'adage qui disait que "l'argent ne fait pas le bonheur" est donc vrai. 

Le Bureau F éral du Plan a évalué notre niveau de bien-être actuel en Belgique depuis la crise de 2008 et figure-toi que ce n'est pas la grande forme, comme le rapporte l'Avenir. En prenant en compte plusieurs critères en plus du PIB, pour que ce soit plus fiable: notre niveau de vie et de pauvreté, notre santé, notre travail, notre temps libre, l'éducation et la formation, en plus des revenus disponibles des ménages, l'étude a constaté une grosse baisse du moral entre 2005 et 2016.

Il en faut vraiment peu pour être heureux?

En fait, le plus surprenant, c'est qu'à mesure que le PIB augmente, notre bien-être, lui, ne cesse de diminuer, et le revenu disponible des ménages n'y échappe pas non plus. En bref, plus la Belgique est riche, moins on en profite et moins on est heureux.

Un tel phénomène a une explication bien précise selon le Bureau Fédéral du Plan. Si on n'est pas hyper heureux, c'est parce notre santé mentale n'est pas au top de sa forme. Plus de gens tombent en dépression qu'avant et ils ne rendent alors plus au travail pour une longue durée. En 2017, l'Inami évaluait d'ailleurs le coût de l'incapacité de travail à 7,1 milliards d'euros, dont 7% l'étaient pour cause de burnout, et 15%, pour cause de dépression, comme l'indiquait le rapport de l'Institut Scientifique de Santé Publique.

En Wallonie aussi, on déprime

L'IWEPS, l'Institut wallon de l?évaluation, de la prospective et de la statistique, avait réalisé une étude similaire exclusivement en Wallonie, à la demande du gouvernement, et le constat était plus ou moins le même. Il en ressortait que plus la situation sociale s?améliorait, plus il y avait une augmentation des déséquilibres et des inégalités dans les différentes communes. Et la commune où le niveau de bien-être était le plus élevé, c'était à Amel, dans la province de Liège.

Bref, si tout cela ne sont que des indicateurs, force est de constater que le moral est en berne en Belgique. À terme, le Bureau Fédéral du Plan voudrait également mesurer la soutenabilité du bien-être pour les générations futures en Belgique, et c'est probablement à ce moment-là, qu'on verra que le bât blesse.

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