250 civils tués, 7 hôpitaux bombardés, la guerre de la Ghouta donne lieu à un véritable massacre de civils

"Il ne faut pas prétendre (...) qu'il s'agit d'une guerre: c'est un massacre" a déclaré Kenneth Roth, directeur de l'ONG de défense des droits de l'homme (HRW). Les combats menés  par des forces pro régime Assad en Syrie ont tués plus de 200 civils ces derniers jours. Les hôpitaux sont touchés, les images de la situation dans la Ghouta (une région proche de Damas) est insoutenable. 

400. 000 personnes sont prises aux pièges dans la Ghouta, le dernier fief rebelle de l'opposition dans la banlieue de la capitale syrienne, Damas. Les frappes du régime pro Assad avec le soutien de l'aviation russe écrasent sous les bombes la population syrienne. "Il ne faut pas prétendre, alors qu'Assad assiège les civils de la Ghouta orientale et les bombarde sans relâche, y compris leurs hôpitaux, qu'il s'agit d'une guerre : c'est un massacre" a tweeté Kenneth Roth, le direxteur exécutif de l'ONG de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW).

"Pire que tout ce qu'on puisse imaginer"

L'armée syrienne a dit avoir bombardé la Ghouta dans le but de la libérer des terroristes. Mais cette guerre que livre Bashar Al-Assad pour reprendre le contrôle de son territoire tourne au véritable massacre. Après sept années de guerre, le pays connait encore et toujours des scènes d'horreur et ce sont les civils qui payent le prix fort. Le coordinateur des Nations Unies en Syrie, Panos Moumtzis" a déclaré à la BBC que la situation de la Gohouta était "pire que tout ce qu'on puisse imaginer". Selon le chef de la diplomatie française, Jean-Yves le Drian, "nous allons vers un cataclysme humanitaire".

Hôpitaux bombardés

Les Nations Unies ont demandé un cessé-le-feu pour permettre à l'aide humanitaire d'évacuer les blessés et venir en aide à la population. Le coordinateur régional en Syrie pour l'ONU a proposé une "trève humanitaire" d'un mois. Mais selon l'ambassadeur russe, Moscou considère cette option non réaliste. Il semblerait que la communauté internationale soit émue face à ces atrocités mais peine à réagir. En attendant, 7 hôpitaux ont été bombardés depuis lundi matin dans la Ghouta orientale. Deux d'entre eux ont dû arrêter de fonctionner et un autre a été mis hors service. Les victimes des bombardements sontinuent pourtant d'affluer et sont parfois prises en charge à même le sol.

"Nous vivons ici le massacre du 21è siècle" explique à la BBC un docteur de la Ghouta. "Si le massacre des années 90 était Srebrenica (Bosnie-Herzégovine, ndlr), et les massacres des années 80 étaient ceux d'Halabja, Sabra et Shatila, alors le massacre de la Ghouta orientale est celle de ce siècle".

© epa

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