"Je n’ai peut-être pas assez écouté ce que me disait Phillipe Etchebest": Franckelie avoue avoir été trop sûr de lui à Top Chef

Si tu as suivi Top Chef, tu as pu voir que Phillipe Etchebest perdait encore une fois un élément de sa brigade. Après Jérémy le Belge, la semaine passée, c'est au tour de Franckelie, chef au Ritz-Carlton de Tokyo, d'avoir été éliminé. Le candidat avait pourtant tout pour aller loin, mais après seulement deux semaines de compétition, son expérience de 20 ans en tant que chef n'aura malheureusement pas suffi. Il est revenu sur sa défaite avec nous. 

Franckelie, c'était le senior de la compétition, celui qui avait été approché par les trois jurés de Top Chef 2018 pour intégrer leur brigade. Mais entre Hélène Darroze, Michel Sarran et Phillipe Etchebest, son choix s'est vite porté sur ce dernier, à la grande déception d'Hélène Darroze, qui craquait pour ses beaux yeux bleus.

Le beau gosse de 36 ans avait tout pour réussir, à un détail près: il n'a pas su montrer son talent derrière les fourneaux. Et dans un concours culinaire, c'est quand même le b.a-ba pour pouvoir conserver sa place. Mais selon lui, s'il est sorti, ce n'est pas parce qu'il était moins bon: "Top Chef, c’est un mix de technique, d’expérience, de jeunesse, et de chance; parce qu'il faut être au bon moment au bon endroit, après bien sûr, il faut aussi être bon", nous raconte-t-il. Il ajoute: "Si je suis sorti, c’est que je n’ai pas été bon à cette épreuve là, tout simplement".

Le croque-monsieur qui la fout mal

Pour la première épreuve, Franckelie devait rivaliser seul face à Tara et Thibault. Les candidats devaient revisiter le péché mignon du chef Sarran, à savoir le croque-monsieur. Pour changer un peu, il décide de proposer une béchamel au fromage, servi sur du pain perdu brioché, jambon et salade. Sauf que Michel Sarran a beau s'enfiler des croque-monsieurs industriels dégeus en plastoc, selon lui, la version gastronome de Franckelie manquait de croquant! Franchement, après 20 ans de métier, ça doit vraiment faire mal de se prendre ce genre de remarques pour un croque-monsieur...

Plus perdu que son pain perdu

Pour la seconde épreuve, exit la malbouffe, les candidats devaient s'inspirer de la nature pour créer leur plat. Franckelie était dès le départ un peu perdu et n'a pas voulu prendre de risques. Pour Philippe Echtebest, il est resté trop sur ses acquis et c'est ça qu'il lui a valu sa place.

Franckelie le reconnait lui-même d'ailleurs: "J'ai voulu faire ce que je savais faire et peut-être que c'était une erreur, sûrement. D'ailleurs, la preuve, c'est que je suis sorti", nous confie-t-il. S'il le regrette, il n'a pas souhaité prendre de risques pour une bonne raison: "Je teste beaucoup de choses dans mon restaurant, mais ce n'est qu'une fois qu'on a testé qu'on le met sur la carte, et là, il fallait avoir l'envie de le faire et de dire '"Ok, même si ça ne va pas, je le mettrai dans l'assiette et après, c'est à mes risques et périls'".

Une assiette plus végétale qu'elle n'y paraissait

Il nous précise néanmoins que son assiette ne se limitait pas seulement à quelques oignons, du potimarron, des champignons et une purée de légumes: "J’ai fait un truc avec du sapin. Il y avait de l’huile de sapin, ce n'était pas seulement fumé au sapin, il y avait plein de trucs". N'empêche que ça n'a pas suffi à faire la différence. Pourtant Franckelie se souvient très bien de ce jour un peu maudit: "Il était à peu près 8h du matin, on venait de se réveiller, quand on a dû aller chercher les herbes pour l'épreuve de Marc Veyrat, on était en veste de cuisine et il faisait très froid. Il faisait genre 3 ou 4 degrés, donc on courait partout pour que ça aille vite et pour tenter de se réchauffer."

Mais il a beau s'être pelé - faute de s'être mouillé -, Marc Veyrat, le chef au grand chapeau et auréolé d'une réputation incroyable, n'a même pas voulu goûter à son plat. "L'erreur que j'ai faite, c'est de ne pas avoir dressé l'assiette d'une façon à ce que Marc Veyrat choisisse mon assiette. S'il l'avait choisi, il l'aurait goûté et je pense vraiment que c'était bon", se défend Franckelie. "Je suis peut-être un peu trop sûr de moi et peut-être que c’est le truc qui a fait que je suis sorti là, oui, parce que j’avais des idées bien arrêtées et je n’ai peut-être pas assez écouté ce que me disait Phillipe Etchebest."

Il n'a pas su sublimer le bœuf

Franckelie a donc du jouer ses toutes dernières cartes lors de la dernière chance face à Geoffrey. Ce sont finalement la simplicité du rendu et la complexité du plat de Geoffrey que les jury ont préféré, faisant plier bagages à Franckelie et lui mettant une bonne grosse claque au passage. Et à Phillipe Etchebest aussi, qui misait tout sur lui. Pour lui, c'était même "le meilleur cuisinier de cette compétition".

Des coachs pas assez présents?

S'il ne regrette rien, il reconnaît cependant qu'il s'est remis en question. "Je retiendrai qu'il faut être un peu plus à l'écoute, ouvert, et aussi réussir à avoir une analyse un peu plus critique de ce qu'on fait." Si Philippe Etchebest était un très bon coach selon lui, il reconnait avoir été déçu de ne pas avoir eu un coaching plus poussé: "Mon seul regret, c'est de ne pas avoir été coaché tout le temps. J'aurais aimé passer plus de temps avec le jury."

Finalement, aujourd'hui, il a repris sa petite vie d'avant et est de retour au Japon, peut-être pas pour très longtemps cependant puisqu'il pense revenir en France. Mais ça ne l'empêche pas d'avoir encore des contacts avec les autres candidats. Il avoue avoir été touché par la réaction des autres candidats lors de son départ: "Ils avaient beaucoup d’estime pour moi donc je trouve ça génial, et quand je suis sorti ils ont applaudi. Je ne sais pas s'ils le font pour tout le monde mais je trouve que c’était vraiment top, et ça m’a un peu touché quand même, c’était très sympa."

Bref, si il n'a pas fait long feu dans l'émission, il aura en tout cas marqué les esprits (surtout celui d'Hélène Darroze). Et nous perso, on n'aurait pas chicané et on l'aurait mangé son plat végétal!

© RTL-TVi

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