Le scandale GIAL ne fait que commencer: le président et l'ancienne présidente (PS) de l'ASBL se défendent

Le scandale GIAL continue de faire parler. Bianca Debaets (CD&V), secrétaire d’État en charge de la Transition numérique et conseillère communale à Bruxelles, est montée au créneau pour critiquer la gestion des ASBL de la capitale. Karine Lalieux (PS), ancienne résidente de GIAL, est de son côté sortie de son silence pour défendre l'ASBL.

Pas de vacances pour les scandales. Après le Samusocial ou le Siamu, c'est l'ASBL Gial, chargée de gérer le parc informatique de la Ville de Bruxelles, qui est pointée du doigt ces dernier jour. Manque de transparence, abus de pouvoir, manque de contrôle, enrichissements personnels..., la liste des soucis est longue, encore une fois.

Bruxelles, "championne des ASBL dirigées par le monde politique"

De quoi scandaliser Bianca Debaets (CD&V), secrétaire d’État en charge de la Transition numérique et mais aussi conseillère communale à Bruxelles, pour qui la capitale est "la championne des ASBL dirigées par le monde politique et dans lesquelles le contrôle démocratique du conseil communal est très difficile ou pratiquement inexistant".

"Il est révoltant de constater que l'administration de la Ville de Bruxelles a conclu des contrats hors de prix, à la tête du client, et ce sans respecter la loi relative aux marchés publics, et qu'elle a ainsi largement gaspillé l'argent du contribuable", ajoute-t-elle, dans des propos relayés par la DH. Pour elle, "il faut que ça change".

"La Ville de Bruxelles, une ASBL en partie hors de contrôle tout en exerçant des missions de service public, des mandataires essentiellement PS et Maître Uyttendaele. Un cocktail toujours détonnant... Qui résonne fort, dans la foulée du scandale autour du Samusocial. Il est plus que temps de passer à autre chose", renchérit Alain Maron, député Ecolo qui avait révélé le scandale Samusocial, toujours auprès de la DH.

GIAL se défend

Du côté de GIAL, justement, la parole est à la défense après les attaques de ces derniers jours. Mohamed Ouriaghli, Président de GIAL, et Karine Lalieux (PS), ancienne Présidente de GIAL, ont publié un communiqué pour répondre aux accusations. "Nous regrettons l’instrumentalisation politique de l’audit commandé par le CA de GIAL en mai 2017 et sa lecture orientée. L’objectif de celui-ci était d’examiner avec précision la gestion de l’association, de pointer les améliorations et d’entamer toutes les démarches allant dans ce sens. Depuis la remise de cet audit en octobre 2017, le CA de GIAL a tenu compte des recommandations", assurent-ils.

Ils défendent notamment au passage le salaire de Michel Leroy, payé 1.000 euros par jour pour un job de consultant, lui qui était aussi directeur: "La rareté des profils d’expert en développement implique un coût important et le salaire de Michel Leroy correspond aux prix pratiqués sur ce marché très compétitif. De plus, cette fonction importante et les qualités de Michel Leroy ont été reconnues par les différentes directions générales et par les différents audits externes".

Reste à voir si leurs explications suffiront à calmer le jeu autour du GIAL...

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